10 albums pour ceux qui pensent détester le jazz

10 albums pour ceux qui pensent détester le jazz

Kind of Blue, Miles Davis – Jaco Pastorius, Jaco Pastorius – Tutu, Miles Davis – Midnight Blue, Kenny Burrell – Cosmic Messenger, Jean-Luc Ponty – Empathy, Bill Evans – They shall inherit, Menagerie – Le Voyage en Bretagne, Ryoko Nuruki – Forest Flower, Charles Llyod – Moanin, Art Blakey & The Jazz Messengers

Kind of Blue, Miles Davis

kind of blueLorsque l’on m’a interrogé pour connaître l’album qui me fait détester le jazz, j’ai cherché parmi ces multiples disques prétentieux, hautains et élitistes qui rappellent que cette musique n’est pas accessible aux communs des mortels. Mais grâce aux agents Mulder et Scully, nous savons que la vérité est ailleurs. La réponse était évidente : Kind of Blue de Miles Davis. Miles Davis est la figure incontournable du jazz. Il incarne la renaissance du cool. Le son de sa trompette est inimitable et divin. Il est magnifiquement entouré par des musiciens, des artistes talentueux (Evans, Coltrane, Adderley, Chambers, Cobb). C’est limpide, fluide, virevoltant. Léger et précis. Improvisé, libre et en même temps très structuré. C’est précieux. C’est unique. Bref : je hais cet album qui me rappelle tous les jours que je n’ai aucun talent pour créer et jouer de la musique. Par Cyril Hely

Jaco Pastorius, Jaco Pastorius

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Si vous êtes bassiste, ou en train de le devenir, ou simplement amoureux de la basse, impossible de rater ce disque. Du lyrisme, de la mélodie, du rythme, un mélange de jazz et de rythm and blues, très intimiste beaucoup de technique et surtout du cœur ! Le Disque qui a impressionné tous les bassistes du monde. Par Claudio Citarella

Tutu, Miles Davis

51Ej-Za2DzL« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans ». A cet âge là, j’écoutais de la « dance » pour m’amuser ou de la pop pour rester dans le vent. Mais du jazz ? Pour quoi faire ? Jusqu’à ce jour où l’on me fit écouter « Tutu » de Miles Davis. Le coup de foudre existe. Jamais je n’aurais pu imaginer que le son d’une trompette puisse m’entraîner dans des terres inconnues, portée par une rythmique tantôt dynamique, tantôt plus paisible, mais toujours dotée d’une puissance lumineuse. De son ouverture magistrale portant le nom de l’album à la dernière note de Full Nelson, la sonorité unique de la trompette de Miles frappe en plein cœur, vibrante, étincelante, exaltante. Cet album m’a permis de partir à la découverte du jazz qui depuis ne cesse de me surprendre par l’étendue de sa richesse. Par Valérie Juan

Midnight Blue, Kenny Burrell

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Enregistré pour le label Blue Note en 1967, cet album du guitariste Kenny Burrell s’adresse en priorité aux amateurs de blues, ce blues swinguant et lascif à la fois, comme le gros son du saxophone ténor de Stanley Turrentine. Une musique qui évoque des images de film noir, avec son cortège de femmes fatales, bars louches, gangsters et flics corrompus, le tout dans la nuit, bien sûr… C’est aussi une musique très sensuelle, propre aux rapprochements feutrés. Alors, posez le disque sur la platine, prenez un verre de whisky et laissez-vous aller. Par Gilbert d’Alto

Cosmic Messenger, Jean-Luc Ponty

pontyLe violon c’est de famille. Dans les années 60, il fréquente des clubs de jazz, rencontre évidemment Stéphane Grappelli. Il électrifie cet instrument, et les années 70 explosent avec un jazz « progressiste rock ». On le retrouve avec Zappa, Mahavishnu Orchestra… Carrière prolifique dont ces albums 70’s : Enigmatic ocean, Imaginary Voyage, et Cosmic Messenger ! Il joue en super trio avec Stanley Clarke, Al Di Meola… A la grande reformation de « Return to Forever », ou, cerise sur le gâteau, ce groupe récent avec Jon Anderson (ex chanteur de Yes), on en reste coi. Quoi de neuf ? Il est avec Stanley Clarke et Biréli Lagrène (cf album « D-Stringz ». Jean-Luc Ponty messager cosmique dans sa manière d’aborder le violon et le jazz ! Par Jack Lalli

Empathy, Bill Evans

empathy-52273093d6dbbCe sont simplement les quelques notes virevoltantes au piano qui suivaient l’intro à la contrebasse du morceau « I Believe In You » qui m’ont fait écouter et aimer ce disque de Bill Evans en trio. Longtemps après sa sortie en 1962, le vinyle était devenu une rondelle de seulement 12cm, plus besoin de le retourner pour atteindre ce titre, le troisième de la face B. Bill Evans composait assez peu mais chacun des morceaux qu’il jouait, il le faisait sien, quelqu’en soit l’auteur, puis il le partageait avec ses deux compères du moment, ici Shelly Monroe tient la batterie et Monty Budwig, la basse. Mais peu importe car que les temps soient rapides ou pas, le phrasé d’Evans est toujours remarquable, à la fois appliqué et délicat mais aussi subtil et évocateur. Idéal pour aimer le jazz, n’est-ce pas! Par Jacques Lerognon

Le Voyage en Bretagne, Ryoko Nuruki

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Au delà d’une musique, le jazz est une attitude. Doté d’ouverture d’esprit et nourri par le métissage, le jazz englobe toutes les influences de la planète. « Le voyage en Bretagne » de Ryoko Nuruki est le témoin incontournable de cet état d’esprit. Le nouvel opus de la pianiste, vocaliste et compositrice nipponne (ex-jazzwoman azuréenne et gagnante du Prix du Public SACEM du Tremplin du Nice Jazz Festival 2015) est une aventure jazzistique sans précèdent. Cet album est une immersion profonde dans une branche inédite de la musique où le jazz rencontre le Japon en se promenant sur les plages bretonnes !! Sélectionnées parmi les moments les plus novateurs de sa dernière tournée dans cette région, Ryoko nous émerveille avec ses nouvelles œuvres, une bonne dose de chant et les reprises décoiffantes des compositions du pianiste de jazz breton, Didier Squiban,…. le premier à intégrer les gavottes dans le jazz ! Par Sir Ali

They shall inherit, Menagerie

Menagerie est le projet de jazz du producteur, auteur-compositeur et guitariste Lance Ferguson, mieux connu pour son travail avec le groupe funk australien « The Bamboos » Sorti en 2012, Lance Ferguson explore un genre auquel il ne nous avait pas habitué avec «They shall inherit». L’héritage de grands noms comme Gary Bartz, McCoy Tyner, Weldon Irvine et des labels comme Tribe, Strata East and Black Jazz se fait ressentir tout au long des 6 morceaux qui composent cet opus. En invitant le légendaire vibraphoniste Roy Ayers, Lance Ferguson s’offre une assurance et un sens au groove sur le titre «Leroy and The Lion». Les thèmes sont travaillés «They Shall Inherit» où le souffle Coltrane n’est pas loin, «Jamahila» et «here will come soft rain» sont sûrement les titres les plus spirituels. Enregistré avec l’ingénieur John Castle, Lance Ferguson nous offre un voyage en signant une œuvre majeure qui s’inscrira dans le temps comme une véritable œuvre digne des grands albums de spiritual jazz. Par Franck « Z@ius » Delasoul

Forest Flower, Charles Llyod

MI0002946155En 1966, le Festival de Monterey accueille le quartet de Charles Llyod, saxophones ténor et alto, Keith Jarrett piano, Cecil McBee basse et Jack De Johnette batterie. Fruit de cette prestation, l’album « Forest Flower » – 39’17’’- sera enregistré en 1967, pour Atlantic Records. Le morceau Forest Flower Sunrise-Sunset – 17’53’’ va être un éblouissement sonore, et visuel, total pour les spectateurs qui, en délire et survoltés, n’auront de cesse d’ovationner les quasi tout premiers pas (il a 21 ans !) d’un Keith Jarrett, bondissant sur son clavier, éclaboussant de la main gauche les arpèges qu’il bouscule de la main droite, dès 1’15’’, alternant références latino-cubaines et romantiques, déclarant au monde entier, en quatre fulgurantes minutes, quel extraordinaire pianiste vient d’entrer, et pour l’éternité, sur la scène du Jazz. Suivront trois autres morceaux, Sorcery, Song to her et East of the sun, qui prouvent qu’il est très bien entouré, par Llyod dont la maîtrise des anches, dans tous les registres, fera très vite regretter qu’il se retire quasiment de la scène et de la production. Les brillants solos de McBee et De Johnette prouveront sans peine que c’est bien d’un quartet dont il s’agit, lequel marquera, par ce somptueux album, son inscription définitive au panthéon des classiques du Jazz. Par Sylvette Maurin

Moanin, Art Blakey & The Jazz Messengers

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Écoutez ça ! C’est flamboyant !
Ces variations infinies, ce rythme
dynamique croisé, complexe
amoureux… Vous battez la mesure des
pieds à la tête ! Doudidoudam…
Oh Vertige du jazz !
Ce batteur de génie vous entraîne sur
scène sur une terre inconnue, au goût
de l’ailleurs ! Par Brigitte Drhey

Ecrit par Imago records & production

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