#SurLaPistedUn33Tours : Cal Tjader « Several Shades Of Jade »

Né en 1925 à St Louis dans le Missouri, Cal Tjader est reconnu comme un des jazzmen les plus influents de son époque, notamment pour avoir démocratisé le latin jazz, dont il fut l’un des plus éminents prosélytes. Enregistré en 1963 sur le label Verve, Several Shades of Jade fut, avec Breeze From the East enregistré la même année, une parenthèse orientaliste qui propulsa le compositeur aux antipodes de ses influences latines. Suite →

Ecrit par Benjamin Grinda

#Interview : Sacha Sosno, l’amoureux du jazz

L’installation estivale de l’oeuvre de Sacha Sosno Avis de grand beau s’est achevée à Antibes ces derniers jours. Parmi les oeuvres présentées retraçant un parcours de plus de 30 années de travail artistique sur l’oblitération, une seule demeurera : un saxophone érigé au sein de la pinède de Juan-les-Pins, en hommage au jazz. Suite →

Ecrit par Benjamin Grinda

#Chronique : « Conversation » John Coltrane par Frank Kofsky

« Si l’on risque de se brûler les ailes à trop approcher du soleil, avec Coltrane ça n’a pas été le cas : plus je l’écoutais, plus il me fascinait ». Ainsi débute en guise de préambule Frank Kofsky, jeune journaliste et futur historien de l’Université de Sacramento, qui, grâce au soutien de la fondation Rabinowitz, passa deux semaines durant l’été 1966 à interviewer ses héros de la Jazz Revolution. Suite →

Ecrit par Benjamin Grinda

#Jazz & #Art : Peindre le jazz : Jean-Michel Basquiat 

« Je ne sais pas comment décrire mon travail. C’est comme demander à Miles Davis : comment sonne votre trompette ? » répondait-il aux journalistes. Fulgurante et sauvage, l’oeuvre de Basquiat se nourrissait des influences musicales du peintre. De David Bowie aux pionniers du jazz, en passant par Bach et Beethoven, la musique était essentielle pour le petit prince des rues New-Yorkaises. Suite →

Ecrit par Benjamin Grinda

#LIVEREPORT Charlie Jazz Festival 2018

C’est sous la luxuriante plataneraie du domaine de Fontblanche à Vitrolles que la 21ème édition du Charlie Jazz Festival s’est tenue, avec une programmation ambitieuse concoctée par son directeur Aurélien Pitavy qui redonne toute sa place au jazz, sans tenter les grand-écarts hasardeux auxquels certains grands festivals de jazz nous habituent désormais.

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Ecrit par Benjamin Grinda

#SurLaPisted’Un33Tours Weldon Irvine « Time Capsule »

Weldon Irvine, Time Capsule, Nodlew music

Figure tutélaire incontournable du jazz fusion des années 70 et plus tard du hip-hop, Weldon Irvine demeure néanmoins un artiste méconnu du grand public. Time Capsule, second opus du pianiste natif de Virginie, offre une des meilleures entrées en matière pour découvrir la sensibilité et le groove irrésistible de celui qui influencera nombre de ses contemporains, jusqu’à devenir le mentor d’un Q-Tip ou d’un Mos Def.

En 1973, date à laquelle paraît ce second album sur le label Nodlew fondé par Irvine, celui-ci score déjà quelques faits d’armes, et pas des moindres : chef d’orchestre et parolier de Nina Simone, il est notamment l’auteur en 1969 de « Young, Gifted and Black », le fameux hymne aux droits civiques qui fut l’un des morceaux les plus populaires de la diva militante. Inspiré par la pièce To Be Young, Gifted And Black regroupant des manuscrits posthumes de la dramaturge Lorraine Hansburry, les paroles de la chanson hommage convoquent l’espoir et la fierté d’une communauté bafouée.

Les années 70 s’ouvrent, héritières de l’esprit combatif et protestataire des mouvements pour les droits civiques. Pétri de cette conscience sociale, Weldon Irvine s’engage davantage vers un dialogue introspectif et une réflexion sur les forces spirituelles et cosmiques qui régissent la marche de l’univers. Jazz, funk, soul, musique latine et blues fusionnent pour préfigurer ce qui sera plus tard à l’origine de l’acid jazz : « J’ai appelé ça du rock-jazz à l’époque », dit Irvine. « J’écrirais une ligne de basse avec laquelle James Brown serait à l’aise, et j’aurais un motif de batterie de R & B avec cette ligne de basse, puis j’emprunterais une mélodie de mon expérience de jazz et je l’assemblerais. » 

Les 8 morceaux de l’album révèlent le brio de ce style qui s’affirme, où les influences entrent en résonance au sein d’un kaléidoscope funky. Time Capsule est un legs aux générations futures : oeuvre de sauvegarde collective, l’album empreint de spiritualité est conçu comme un témoignage pour l’avenir. Au mélodica, au Fender Rhodes ou à l’orgue Hammond, Weldon Irvine entre en symbiose avec ses musiciens pour offrir une œuvre lumineuse et réflexive. La voix chaude du poète agrémentée des récitations de Charlette Cook distille l’Amour comme lien indissoluble entre les hommes et les peuples, sur un rythme scandé annonçant le rap des origines. « Nous, les plus honnis d’entre tous, devront prendre la haine dans nos mains, et, par le miracle de l’amour, le transformer en espoir », se souvient Maya Angelou à l’écoute du révérend Martin Luther King. Une capsule temporelle … ou intemporelle ?

Playlist :

1 Time Capsule

2 Feelin’ Mellow

3 Soul Sisters

4 Deja Vu

5 Watergate-Don’t Bug Me !

6 Spontaneous Interaction

7 I Am

8 Bananas

Ecrit par Benjamin Grinda
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