#JAZZ&WORLD Tony Allen retour à la source

 

L’Afrobeat drummer Tony Allen décidément sur le toit du monde à 77 ans après son EP « A Tribute to Art Blakey And The Jazz Messengers » sorti en Mai, histoire de rendre un émouvant hommage à son modèle Art Blakey , arrive avec un album dont on peut penser qu’il sera la pierre angulaire de sa majestueuse discographie. Avec « The Source », le natif de Lagos réalise en effet un rêve d’enfant, lui qui est un des pères fondateurs de l’Afrobeat, graver un album pour le mythique label « Blue Note ».

Comme son maître si attaché à l’Afrique dont il n’est pas nécessaire de rappeler les états de service au sein de la prestigieuse «  maison note bleue », il touche les étoiles, marche sur le ciel survolant la terre rouge du continent originel, surfe sur les vagues du golfe de Guinée de son Nigéria natal.

La consécration pour Tony Allen qui n’a jamais aussi bien joué de la batterie et surtout n’a jamais été aussi libre et puissant qu’aujourd’hui dixit son saxophoniste Yann Jankielewicz qui marche sur les sentiers de la planète avec lui depuis maintenant dix ans. Ici tout n’est qu’intégrité, esthétisme sonore.

L’album, est enregistré exclusivement en analogique, philosophie vertueuse dont se réclamaient les fondateurs de Blue Note, Alfred Lion et Marx Margulis. Les harmonies rejoignent par leur nature hybride l’humain tout entier, le jazz n’étant en réalité ici qu’un mode de navigation permettant de remonter à la source africaine, aux origines de toutes les sonorités, des vibrations sincères.

De ses années de compagnon de route de Fela Kuti, Tony Allen a conservé sa patte unique d’arrangeur et cette incroyable capacité d’offrir des images à nos oreilles vite captivées par les changements, les couleurs en évolutions permanentes qui forment un canevas harmonique indéfinissable, une musique philosophique, voire mystique. Les morceaux se suivent pour former un tout. Les griots offrant un message universel de paix, d’amour.

Ses musiciens de toujours sont de la fête, mais également le prodigieux saxophoniste Rémi Sciuto et le tromboniste Daniel Zimmermann sont au service d’une musique qui offre beaucoup de liberté aux solistes. En plus de ce casting de onze musiciens, s’ajoute l’ami de longue date du batteur, Damon Albarn qui doit être ravi de participer à ce qui est déjà un album majeur.

L’Afrique plus que jamais au service du jazz : quoi de plus de normal que de retourner à la source ?

www.tonyallenafrobeat.com

Ecrit par David Rompteau

TYMANSKI YASS ENSEMBLE  » FREE TIBET »

L’heure est matinale et je compte les lumières des voisins qui s’allument une à une. C’est l’heure des yeux qui pleurent encore de la nuit, qu’elle fût douce ou moins bonne. C’est la moment du bol de café : il est tôt et c’est un moment prétexte à la rêverie et au voyage …

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Ecrit par David Rompteau

Persona Non Grata


C’est le cœur meurtri et choqué devant les images de mon poste de télévision que je prends la plume chers lecteurs. Décidément de tous temps les hommes ont eu la fâcheuse tendance de croire que leur race se devait d’être supérieure à celle des autres. Et c’est bien entendu l’actualité qui me conduit, une fois de plus à cette réflexion.

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Ecrit par David Rompteau

Carte Postale Sonore. 

Chez Tommy’s Joynt à San Francisco . Lucie Rompteau.

Chers lecteurs, chères  lectrices, j’espère que vous vous portez bien. Les vacances sont propices au farniente accompagné de bons repas et j’avoue de bonnes siestes ! J’espère qu’il en est de même pour vous toutes et tous.

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Ecrit par David Rompteau

Chet Baker : « She was too good to me »

Chet Baker : « She was too good to me » 1974 CTI Records,

Simple et délicat, intime et mélancolique, le son de la trompette de Chet Baker est reconnaissable entre tous. Chet Baker fait en effet partie du club très fermé des musiciens identifiables dès les premières notes tel un Miles Davis, un Stan Getz ou un John Coltrane. Qu’il joue ou qu’il chante avec sa voix de velours, Chet Baker, lui qui fut l’un des principaux représentants du mouvement West Coast, a toujours une fragilité dans son approche.

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Ecrit par David Rompteau

#CHRONIQUE Herbie Hancock Fat Albert Rotunda (1969)

« Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne »

Allons… N’est ce pas plutôt un petit bistrot à l’heure matinale ou il pleut sur la ville calme ? Et oui, c’est dans les clubs, les bars, les troquets, les brasseries, les gargotes, les cabarets, les pubs, les estaminets et même dans des saloons imaginaires, que nous, les amateurs de son, nous nous réunissons. Encore une fois, c’est un débat autour d’un album qui anime la conversation, Et, une fois de plus, nous sommes perplexes…

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Ecrit par David Rompteau