#Jazz & #Art – Blue Note Covers : Ça donne envie de les entendre…

Blue Note a été fondé en 1939 à New York par Alfred Lion et Francis Wolff. C’est à partir de 1955 que le duo sera rejoint, à leur demande, par un jeune graphiste américain, Reid Miles. Âgé de 28 ans, il aura pour mission de créer les pochettes des disques du label qui s’intéresse de près à un nouveau courant soufflant sur le monde du jazz, le Hard Bop. John Coltrane, Donald Byrd, Grant Green, Freddie Hubbard, Lee Morgan, Eric Dolphy, Herbie Hancock, Tony William, Jimmy Smith, Thelonious Monk, Miles Davis, The Jazz Messengers en sont les précurseurs.  Suite →

Ecrit par Jacky Ananou

#Jazz & #Art Histoire de la pochette de disque de Jazz – 1ère partie

Comme l’a souligné le peintre Wassily Kandinsky, peinture et musique ne sont que deux façons de se représenter d’une manière abstraite le monde dans lequel nous vivons. La rencontre de ces deux formes artistiques sur un unique objet, le disque en l’occurrence, apparaît finalement aussi naturelle qu’inéluctable. Des peintres aussi célèbres que Salvador Dali ou Andy Warhol l’ont d’ailleurs bien compris et apporteront par la suite leur contribution au développement de l’illustration musicale. Suite →

Ecrit par Jacky Ananou

#Jazz & #Art : Histoire de la pochette de disques de Jazz : 1964 à nos jours

À partir de 1966 les pochettes sont devenues moins évidentes, plus obliques dans l’interaction image – musique et même carrément cryptées, destinées alors à des initiés qui s’amusent à les décoder pour y rechercher des messages cachés (rappelez-vous la pochette du Sergeant Pepper’s des Beatles qui contenait des symboles et des références obscures.)

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Ecrit par Jacky Ananou

#INTERVIEW : Bernard Taride « Quand le Jazz rythme l’Art »

Bernard Taride est né au Maroc. Il vit et travaille à Nice depuis 1956. Nous connaissons Bernard Taride pour son travail de sculpteur de miroir souvent associé à des objets du quotidien. Je me suis rendu chez lui pour parler musique et jazz en particulier. Plantons le décor : Une maison au calme en apparence, mais à l’intérieur, un musée hétéroclite. Rempli d’œuvres d’art de ses amis de l’école de Nice mélangées avec les siennes, Bernard Taride vit et travaille dans un environnement presque exclusivement tourné vers l’art. Mais, comme il dit, ma vie est constituée de deux passions, les arts plastiques et le Jazz.

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Ecrit par Jacky Ananou

#LIVEREPORT Le Spectacle est dans les Jardins….

Après un faux départ du à la pluie d’hier, le Nice Jazz Festival démarre. Première impression, dès l’entrée, une foule bonne enfant, habituée aux règles de sécurité en vigueur. En pénétrant dans le site, j’ai encore cette impression de fête paroissiale. Les spectateurs prennent possession du lieu. On reconnait les Niçois, qui vont directement vers les food-trucks pour attaquer l’apéro (la socca est très bonne). Les autres cherchent un peu leurs marques, le programme à la main.

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Ecrit par Jacky Ananou

#JAZZ&ART Histoire de la pochette de disques de Jazz année 1957-1963 (3ème partie)

Histoire de la pochette de disques de Jazz Années 1957-1963 (troisième partie)

par Jacky Ananou

Les Photos sur les pochettes.

 

Deux noms pour un nouveau standard de pochette, l’un est William Claxton et l’autre, le plus célèbre des designers de l’histoire du disque de jazz, s’appelle Reid Miles.

Le nom de William Claxton reste lié au jazz de la West Coast et aux labels Contemporary et Pacific Jazz. Le soleil de Californie et le bleu du Pacifique aidant, on préfère les photographies en couleurs, et les pochettes affichent des couleurs vives, qui s’opposent au jazz blanc et noir tel qu’on le représente à New York . Claxton flashe les jazzmen de Los Angeles à l’extérieur et en pleine lumière ou en action dans les clubs locaux et même dans leur propre maison.

 

En 1956, quand Blue Note commença à produire des LP 12″, il fallut concevoir des pochettes adaptées à ce nouveau format, Reid Miles fut recruté comme designer. Ses idées allaient contribuer à donner aux productions du label, un look moderne et original qui deviendrait l’emblème du disque de jazz dans le monde. Utilisant de façon non conventionnelle les photographies pleines de vie de Francis Wolff. Reid conçut des pochettes comme personne n’en avait jamais vu, ou elles étaient imprimées en format réduit et dans des angles bizarres sur une page blanche, ou colorées (Miles Davis Volume 2). Il arrivait aussi que Reid Miles fasse appel à d’autres artistes comme le peintre Andy Warhol qui conçut des dessins pour Kenny Burrell (Volume 2, 1956 et Blue Lights, 1958).

 

Aujourd’hui, ses conceptions originales sont encensées par tous et sont même à nouveau copiées par les artistes contemporains de Hip Hop ou d’Acid Jazz.

En 1960, Creed Taylor, producteur chez ABC-Paramount Records, persuada sa compagnie de créer un label jazz : Impulse! Avec ses bandes rouges et noires sur la tranche des albums, elles permettaient de les repérer dans une rangée de disques. Impulse!  entra dans l’histoire et fit connaître au monde les musiques avant-gardistes d’Archie Shepp, John Coltrane, Ahmad Jamal, Pharoah Sanders, Yusef Lateef, … etc. Les pochettes d’Impulse!  présentaient généralement des photographies en couleurs de musiciens prises sous des angles artistiques, parfois à contrejour. Elles  sont d’une extraordinaire qualité offrant des jeux de couleurs et des contrastes fascinants pour un impact maximal. Impulse! utilisait généralement les mêmes photographes parmi lesquels on repèrera Charles Stewart et Chuck Stewart. La pochette la plus célèbre du label reste sans doute celle de « A Love Supreme. C’est le producteur Bob Thiele qui utilisa un de ses propres clichés en noir et blanc de Coltrane.

 

 

Bien que l’imagerie propre au jazz ait continué à subsister à travers son histoire et son évolution, le rock à la fin des années 60 a contribué à éroder partiellement cette spécificité.

À suivre…

Ecrit par Jacky Ananou
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