#Chronique & #Concert : Meta « The Sweetness of a saffron wind »

 

Après avoir participé à l’album « Rebirth » de Samy Thiébault, le chanteur  et percussionniste Meta, qui  sera en 1ère partie de Yazz Ahmed le 3 Mars 2018 au Forum Nice Nord, vient de sortir son album « The sweetness of the Saffron wind » (« la douceur d’un vent de safran » en français) avec quelques uns des meilleurs jazzmen de l’hexagone. Suite →

Ecrit par Gilbert D'Alto

La Boîte à Musique #5

Yaël Angel  « Bop Writer »

Inouïe Distribution 2017

Par Gilbert D’Alto

S’attaquer aux standards du bop et du jazz modal pour une chanteuse est déjà une gageure. Quand, de plus, on se met dans la tête de rajouter des paroles sur les improvisations qui ont illustré ces standards, la tâche devient carrément ardue. Eh bien, c’est avec brio que Yaël Angel a relevé le défi. À la fois poétesse et chanteuse, elle orne de sa voix  ces fleurons que sont «  So What «  de Miles Davis, « Goodbye Pork pie Hat «  de Charles Mingus «  Lonely Woman «  d’Ornette Coleman  qui trouvent ici une nouvelle jeunesse en devenant des chansons.
Elle s’est bien sûr inspirée du travail d’un Jon Hendricks dont on la sait fan, mais elle apporte vraiment une touche personnelle à ce répertoire, entourée par un trio de haut vol (Olivier Hutman, piano, Yoni Zellik, contrebasse, Tony Rabeson, drums). Une réussite.

 

Chronique : José Caparros « A Walk in love »

Label JCCD 2017
par Gilbert D’alto

Avec son nouvel album  le trompettiste toulonnais José Caparros fait la preuve de son talent, qui est grand, et de son originalité qui ne est l’est pas moins. En huit morceaux ( deux standards et six compositions originales ), José et ses compères , Michael Cheret, (saxophones), Wilhelm Coppey, (piano), Brice Berrerd, (contrebasse) , Thierry Larosa, (batterie), délivrent un hard -bop chaleureux parfois parsemé de touches modales comme le beau « Brooklyn bridge »  qui témoigne de l’amour que porte José à New York  (où la photo de dos de couverture a été prise). Un jazz à la fois libre et maîtrisé, complexe, mais toujours accessible; joué avec une solide technique qui permet de belles envolées lyriques et un feeling certain à la fois dans les compositions et les improvisations. « Une promenade d’amour » effectivement.

Paul Brousseau/Matthieu Metzger

Source 

Label Emouvance Eabsilone-Socadisc 2017

Par Jacques Lerognon

Voilà plus de vingt ans que le pianiste Paul Brousseau (ONJ d’Olivier Benoit) et le saxophoniste Matthieu Metzger (ONJ de Daniel Yvinec, le collectif métal Klonosphère) se croisent au travers des différentes formations auxquelless ils participent, de Louis Sclavis à Marc Ducret.  De cette longue amitié est venue l’envie d’enfin confronter leurs instruments, en duo acoustique. Quinze pièces écrites, improvisées, quinze climats musicaux, quinze duels à touches et clés mouchetées. Metzger explore toute la palette sonore des saxophones, du sopranino au ténor en Ut, il les pousse parfois dans leurs derniers retranchements que les lignes mélodiques, les accords bigarrés du pianiste ne peuvent pas toujours apaiser.  Du jazz contemporain qui peut surprendre, voire déranger, mais qui sait aussi séduire de belle façon.

Gregory Porter « Nat King Cole & me » Blue Note / Universal 2017 par Sir Ali

Il n’avait que 5 ans quand sa mère le comparait déjà à Nat King Cole et lui faisait écouter sa musique. Depuis sa voix, ses mots et l’allure du Roi Cole sont restés les fils conducteurs de la vie et de la carrière de Gregory Porter. Aujourd’hui au sommet de sa carrière, avec ce 5e album il réalise son rêve et fait revivre ce répertoire qui fait partie de lui. Son choix des morceaux révèle les différents styles de Nat King Cole, sentimental, swinguant, latino et toujours classe. L’exactitude de son  timbre et la texture de sa voix, très suave, soul et très jazz réveille  l’héritage de son idole. Un album qui doit aussi son élégance à la superbe orchestration  de Vince Mendoza et la présence de quelques guests comme le trompettiste Terence Blanchard.

Parmi les bijoux incontournables de cette chef d’ouvre : L.O.V.E, Mona Lisa, Smile, Quizas, Quizas, Quizas…

JEFF BECK par Jack Lalli

« Live at the Hollywood Bowl » (2 cd +1 dvd) / Rhino Entertainment 2017

Jeff Beck, guitariste prodige, a fêté ses 50 années de carrière dans la mythique salle « Hollywood Bowl » de LA. Fan de blues, et de rock’n’roll dont du guitariste Cliff Gallup (du groupe de Gene Vincent), Jeff au sein des Yardbirds explore un rock blues psychédélique. En 1967, Jeff avec son ami Rod Stewart, via le Jeff Beck Group, donne deux chefs d’œuvres : « Truth » et « Beck Ola ». Du « JBG » à  « Beck Bogert Appice », notre guitariste utilise la « talking box » qui combinée à sa guitare fait parler ses cordes. Tout comme lors de sa rencontre avec Jan Hammer (ex « Mahavishnu Orchestra » cf/ : JB and J.Hammer Live), où ils  fusionnent à merveille ce jazz-rock courant 70-80, sur plusieurs albums et tournées torrides… Quel plaisir de les revoir jouer ensemble en 2016 : « Freeway Jam », « Star Cycle » (un des grands moments de la soirée…. Sans oublier à ce concert l’intervention de Beth Hart, Jimmy Hall (de « Wet Willie »), Steven Tyler (Aerosmith), Billy F. Gibbons de ZZ Top et Buddy Guy  Au final, une reprise de Prince : « Purple rain » toujours au top ce chef, pardon, ce Roi qui est Jeff BECK !

 

Kinga Glyk « Dream » Warner Music 2017 par Sir Ali

Kinga est une « Queen A» et son « Dream » est un conte de fées des temps modernes. Elle est un véritable phénomène de la basse électrique à mi-chemin entre Jaco Pastorious et Marcus Miller. Du haut de ses  20 ans, Kinga Gynk est  la plus talentueuse et jeune band-leadeuse, musicienne très en vogue  de la  scène jazzistique Polonaise. Elle fût repérée très largement sur les réseaux sociaux, grâce à son jeu hallucinant,  puis récupérée par le légendaire Warner music, sous lequel elle sort  son troisième album. Avec Dream tous les atouts de cette  star montante  sont mis en valeur, la maitrise étonnante de son instrument, ses compositions et ses arrangements  funky jazz progressif…, tout ça délivré par un groupe cosmopolite, composé du saxophoniste explosif  Britannique:Tim Garland, du pianiste d’Avishai Cohen : Nitai Hershkovits et le très typique et sublime batteur New Yorkais : Gregory Hutchison.

 

Ecrit par Imago records & production

#JAZZ&LITTERATURE White Jazz James Ellroy

 

 

 

«  White Jazz » James Ellroy

Ed. Rivages Noir

S’il n’est pas à proprement parler un livre SUR le jazz, «  White Jazz »  en est plus que fortement  imprégné. Conclusion du célèbre «  Quatuor de Los Angeles » faisant suite à «L.A.Confidential » qui parlait souvent de Chet Baker & Gerry Mulligan. Le livre nous présente un nouveau personnage , le lieutenant Dave Klein, sorte de  » Bad Lieutenant » avant l’heure, flic véreux , qui aime le jazz , en particulier ce jazz « West Coast » illustré par des musiciens blancs , (Stan Getz, Art Pepper,Bud Shank, etc.) d’où le titre , ce « petit bleu de la Côte Ouest  » comme disait Jean-Patrick Manchette , autre grand auteur de polar et amateur de jazz lui aussi.

Le lieutenant Dave Klein aime aussi les femmes… ce qui va lui causer du tort. Il a également une relation plus que trouble, quasi incestueuse avec sa sœur, et au cours de son enquête va devoir affronter ses problèmes personnels ainsi que de se faufiler entre  un vol de fourrures, un trafic de drogues dans une société de laveries, un tueur de clochards, et le racisme ambiant de l’époque, tout cela sur une ambiance mélodique donnée par  ce cool jazz qui était très en vogue en Californie  à la fin des années cinquante, époque où se déroule l’action de ce «  Quatuor de Los Angeles », dont chaque livre  peut d’ailleurs se lire indépendamment des autres.

Écrit dans une prose brève et saccadée, sans doute pour retranscrire à la fois les rebondissements de l’action et le rythme du jazz,  ce style très particulier, qu’un critique américain a décrit comme du « beat noir » , faisant référence ainsi à la Beat Génération, en plein essor à la même époque, fait la grande originalité d’ Ellroy , en sus de la psychologie pour le moins tordue de ses personnages. La conclusion est d’ailleurs un aveu d’impuissance lorsque  Klein se rend compte qu’il n’est qu’un pion sur l’échiquier politique local : « Je suis vieux, j’ai peur d’oublier, j’ai tué, j’ai trahi, j’ai moissonné l’horreur, je veux sombrer avec la musique. »

White jazz mais noir c’est noir…

www.payot-rivages.fr

Ecrit par Gilbert D'Alto

#JAZZ&LITTERATURE Sounds Of Surprise Franck Médioni

 

Alors que l’on célèbre cette année (2017), le centenaire du premier enregistrement de jazz, (Livery Stable Blues), celui de la naissance de Monk, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald et John Lee Hooker, Franck, c’est peut-être le bon moment pour faite le point sur cette musique que l’on aime. Franck Médioni, journaliste, écrivain et producteur radio, nous propose dans son nouvel ouvrage, un voyage au cœur du jazz en cent étapes et autant de disques. Le premier, Louis Armstrong Hot Five publié en 1928, fut probablement en 78 tours, le dernier de la sélection, « Without A Net » de Wayne Shorter, vit sa vie désormais aussi en version numérique HD. Avant d’embarquer, Médioni présente –fameux challenge- en une cinquantaine de pages, une brève histoire du jazz, de sa naissance dans les champs de coton du sud des États-Unis, puis sa croissance dans bordels de la Nouvelle-Orléans aux frissons du Free-jazz en passant par la révolution du Be-bop ou le prolifique protéiforme John Zorn. Il n’oublie pas le côté sémantique du mot Jazz, lui-même, mais ne tente pas d’en définir les contours, se rapportant aux mots de Leonard Bernstein qui font le titre de cette anthologie pour qualifier cette épopée culturelle et sociale majeure du siècle dernier, « Sounds of surprise ».

Il n’y a pas de hiérarchie dans ce recueil, chacun des 100 albums choisis a droit à une double page, illustrée de la pochette de l’album en noir et blanc. L’auteur s’autorise tout de même, en fin d’article, d’ajouter à son choix premier, d’autres albums qu’il estime presque aussi indispensables, Ray Charles n’en a qu’un Miles Davis dix. Logique. La chronique présente l’artiste, le disque choisi et le conteste historique de la parution dans la discographie du musicien. Érudit, mais jamais didactique, le néophyte trouvera des pistes pour le guider dans l’univers si vaste du jazz. L’amateur éclairé pourra lui, découvrir au détour de la sélection, forcement subjective, de l’auteur, des n qu’il connait moins bien, des genres auxquels il n’a jamais prêté attention. Le jazz c’est de la musique afro-américaine, du coup l’auteur ne laisse que très peu de place (moins d’une dizaine) à des non-étatsuniens. Attendons donc un nouvel opus qui explorerait le jazz italien, scandinave, israélien et toutes les nouvelles branches de cette musique qui est, avant tout, liberté.

Ecrit par Jacques Lerognon

#JAZZ&CINEMA Bertrand Tavernier

 

Dès son premier film « L’horloger de Saint- Paul », avec les immenses et regrettés acteurs qu’étaient Philippe Noiret et Jean Rochefort,Bertrand Tavernier fait preuve d’un talent confondant. Cet ancien critique est avant tout un passionné de cinéma, et surtout de cinéma américain sur lequel il co-écrivit un important ouvrage (Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier, 50 ans de cinéma américain, Paris, éditions Nathan, 1991), s’attardant sur les genres dédaignés (westerns, films noirs, comédies musicales). Il est en fait passionné de culture nord-américaine, et qui dit culture nord-américaine dit évidemment jazz. Tavernier est un amoureux du jazz, qu’il découvrit en regardant les films noirs dont ce dernier constitue souvent la bande originale

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Ecrit par Gilbert D'Alto

#JAZZ&ROCK Steely Dan « Do it again » !

 

STEELY DAN : « Do it again » ! par Jack Lalli

En 1967, c’est la rencontre de deux musiciens, amateurs de jazz et d’humour sarcastique, socle de cette aventure décalée de la musique américaine. Donald Fagen du New Jersey (chant, claviers) et le regretté Walter Becker de New York (guitare, basse, harmonica et chant) ont grandi en écoutant du jazz : Miles Davis, Coltrane..., ou tout autant de la soul, du blues, du rock and roll, et de la musique latino... Suite →

Ecrit par Jack Lalli
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