#Chronique #Souvenirs Jazz à Juan : Joe and John

Juillet 1979 Jazz à Juan, mon 1er concert de Jazz et la claque musicale de ma vie: Weather Report avec Jaco Pastorius. Près de 40 ans après, j’y pense presque tous les jours. Bien sûr ce soir-là c’est Jaco Pastorius qui m’a bouleversé, dans mon souvenir  «Bruce Lee  à la basse » ! Mais il y avait aussi ce gars aux claviers avec ses climats nouveaux pour moi : Joe Zawinul. À la fin du concert, j’étais devenu un fan inconditionnel. Suite →

Ecrit par Imago records & production

#Chronique #Souvenirs #70ans Nice Jazz Festival : Muddy Waters : une montagne du blues

Mc Kinley Morganfield en 1915, il devient Muddy Waters ce qui signifie « eaux boueuses », surnom donné par sa grand-mère quand enfant, salit, il rentrait après avoir joué dehors… Fils de paysan dans des champs de coton, il apprend l’harmonica, et la guitare… « Je voulais avant tout sortir de la plantation. Pour cela, j’avais trois possibilités : le base-ball, l’église ou la musique »… Bon choix, car il participera à la naissance du blues électrique de Chicago !

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Ecrit par Jack Lalli

#Chronique #Souvenirs #70ans Nice Jazz Festival : L’instant D’après

Comment ne pas oublier l’interprétation de « Take the A train » de cet instant mémorable, certes la transe n’aura pas manquée durant toute cette soirée, les deux rappels, le solo du bassiste Anthony Jackson je crois, le final du batteur Steve Gadd mais la tête de proue de ce moment unique, vous aimeriez bien le savoir, bref juste pour vous dire que nous n’oublions jamais les gens qu’on aime même si c’est en passant par-là, le hasard de la vie.

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Ecrit par Isa Dite Lazaza

#PORTRAIT James Andrews

Le trompettiste de La Nouvelle-Orléans James Andrews joue et chante naturellement, un peu à la manière de Louis Armstrong avec qui il a, d’ailleurs un petit air de ressemblance. Comme l’an dernier, il sera cet été sur la Côte d’Azur. Suite →

Ecrit par Lascaux Daniel

R.I.P. Didier Lockwood

 Didier Lockwood, le génial violoniste français que le monde du jazz nous enviait et que nous avions reçu il y a un peu  moins d’un an (le 27 février 2017 exactement) à L’Opéra de Nice nous a brutalement quittés ce dimanche 18 février 2018 à l’âge de 62 ans, victime d’une crise cardiaque au retour d’un concert.

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Ecrit par Gilbert D'Alto

#JAZZ&LITTERATURE White Jazz James Ellroy

 

 

 

«  White Jazz » James Ellroy

Ed. Rivages Noir

S’il n’est pas à proprement parler un livre SUR le jazz, «  White Jazz »  en est plus que fortement  imprégné. Conclusion du célèbre «  Quatuor de Los Angeles » faisant suite à «L.A.Confidential » qui parlait souvent de Chet Baker & Gerry Mulligan. Le livre nous présente un nouveau personnage , le lieutenant Dave Klein, sorte de  » Bad Lieutenant » avant l’heure, flic véreux , qui aime le jazz , en particulier ce jazz « West Coast » illustré par des musiciens blancs , (Stan Getz, Art Pepper,Bud Shank, etc.) d’où le titre , ce « petit bleu de la Côte Ouest  » comme disait Jean-Patrick Manchette , autre grand auteur de polar et amateur de jazz lui aussi.

Le lieutenant Dave Klein aime aussi les femmes… ce qui va lui causer du tort. Il a également une relation plus que trouble, quasi incestueuse avec sa sœur, et au cours de son enquête va devoir affronter ses problèmes personnels ainsi que de se faufiler entre  un vol de fourrures, un trafic de drogues dans une société de laveries, un tueur de clochards, et le racisme ambiant de l’époque, tout cela sur une ambiance mélodique donnée par  ce cool jazz qui était très en vogue en Californie  à la fin des années cinquante, époque où se déroule l’action de ce «  Quatuor de Los Angeles », dont chaque livre  peut d’ailleurs se lire indépendamment des autres.

Écrit dans une prose brève et saccadée, sans doute pour retranscrire à la fois les rebondissements de l’action et le rythme du jazz,  ce style très particulier, qu’un critique américain a décrit comme du « beat noir » , faisant référence ainsi à la Beat Génération, en plein essor à la même époque, fait la grande originalité d’ Ellroy , en sus de la psychologie pour le moins tordue de ses personnages. La conclusion est d’ailleurs un aveu d’impuissance lorsque  Klein se rend compte qu’il n’est qu’un pion sur l’échiquier politique local : « Je suis vieux, j’ai peur d’oublier, j’ai tué, j’ai trahi, j’ai moissonné l’horreur, je veux sombrer avec la musique. »

White jazz mais noir c’est noir…

www.payot-rivages.fr

Ecrit par Gilbert D'Alto

#JAZZ&LITTERATURE Sounds Of Surprise Franck Médioni

 

Alors que l’on célèbre cette année (2017), le centenaire du premier enregistrement de jazz, (Livery Stable Blues), celui de la naissance de Monk, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald et John Lee Hooker, Franck, c’est peut-être le bon moment pour faite le point sur cette musique que l’on aime. Franck Médioni, journaliste, écrivain et producteur radio, nous propose dans son nouvel ouvrage, un voyage au cœur du jazz en cent étapes et autant de disques. Le premier, Louis Armstrong Hot Five publié en 1928, fut probablement en 78 tours, le dernier de la sélection, « Without A Net » de Wayne Shorter, vit sa vie désormais aussi en version numérique HD. Avant d’embarquer, Médioni présente –fameux challenge- en une cinquantaine de pages, une brève histoire du jazz, de sa naissance dans les champs de coton du sud des États-Unis, puis sa croissance dans bordels de la Nouvelle-Orléans aux frissons du Free-jazz en passant par la révolution du Be-bop ou le prolifique protéiforme John Zorn. Il n’oublie pas le côté sémantique du mot Jazz, lui-même, mais ne tente pas d’en définir les contours, se rapportant aux mots de Leonard Bernstein qui font le titre de cette anthologie pour qualifier cette épopée culturelle et sociale majeure du siècle dernier, « Sounds of surprise ».

Il n’y a pas de hiérarchie dans ce recueil, chacun des 100 albums choisis a droit à une double page, illustrée de la pochette de l’album en noir et blanc. L’auteur s’autorise tout de même, en fin d’article, d’ajouter à son choix premier, d’autres albums qu’il estime presque aussi indispensables, Ray Charles n’en a qu’un Miles Davis dix. Logique. La chronique présente l’artiste, le disque choisi et le conteste historique de la parution dans la discographie du musicien. Érudit, mais jamais didactique, le néophyte trouvera des pistes pour le guider dans l’univers si vaste du jazz. L’amateur éclairé pourra lui, découvrir au détour de la sélection, forcement subjective, de l’auteur, des n qu’il connait moins bien, des genres auxquels il n’a jamais prêté attention. Le jazz c’est de la musique afro-américaine, du coup l’auteur ne laisse que très peu de place (moins d’une dizaine) à des non-étatsuniens. Attendons donc un nouvel opus qui explorerait le jazz italien, scandinave, israélien et toutes les nouvelles branches de cette musique qui est, avant tout, liberté.

Ecrit par Jacques Lerognon
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