Conférence « Jazz et Spiritualité » par le musicien Raphaël Imbert

hero_icalVendredi 10 avril 2015 à 18h Conférence « Jazz et Spiritualité » par le musicien et chercheur Raphaël Imbert à la Maison des Associations 12 place Garibaldi à Nice

Raphael_Imbert_photo_MolinaVisuals 2v2Non seulement la spiritualité a toujours été présente dans le jazz, elle  en est même à l’origine. Car n’est-ce pas dans les églises que les afro-américains se réunissaient pour créer le gospel, partie intégrante du jazz, en devenir. Nombres de musiciens commencèrent dans les églises. Citons Aretha Franklin, Nina Simone, parmi d’innombrables autres. Le blues, de son côté, autre matrice, fut  quant à lui qualifié de « musique du diable », et la magie et le vaudou y sont souvent évoqués (Robert Johnson). Cette dualité se perpétua tout au long de l’histoire du jazz, touchant même des musiciens frères spirituels, justement, comme John Coltrane et Archie Shepp, l’un publiant ‘’A Love Supreme’’ et l’autre ‘’The Magic of Ju-Ju ». Tout ceci nous sera expliqué par  Raphaël 
Imbert, 
saxophoniste, chercheur, 
directeur 
artistique
 de 
la
 Compagnie 
Nine
 Spirit, 
 lauréat
 de
 la
 Villa 
Médicis 
hors les Murs, 
auteur
 de 
l’ouvrage  «
Jazz suprême
 : 
initiés, 
mystiques
 et
 prophètes
». 
 Passionnant.

couverture_Jazz_Supreme« S’il y a du spirituel dans l’art, il prend une place toute particulière dans la musique quand elle exprime l’esprit d’une communauté. Le jazz, depuis ses origines, est nourri au plus profond de cette spiritualité et témoigne de cette « urgence créatrice  » dont parle John Coltrane. Mais comment se formule-t-elle et à quel arrière-plan renvoie-t-elle ? C’est toute la recherche de Raphaël 
Imbert, qui s’attache à révéler cette présence du « religieux sans les dogmes », propre au jazz, (dans la première partie) et les très forts engagements des jazzmen au sein de la franc maçonnerie noire américaine (dans la deuxième partie). La troisième partie est consacrée à John Coltrane musicien initié, mystique et prophète s’il en est, qui incarne à lui seul ce « Jazz supreme » qu’il a porté à ses sommets.

Raphaël Imbert (1974) est saxophoniste, chercheur et directeur artistique de la compagnie Nine Spirit. Il a enregistré entr’autre en 2008 l’album Bach Coltrane chez ZZT et, en 2012, Heavens – Amadeus & The Duke chez Jazz Village/Harmonia Mundi et récemment Libres toujours chez Jazz Village/Harmonia Mundi,

www.raphaelimbert.com

www.ninespirit.org

www.jazzvillagemusic.com

Ecrit par Gilbert D'Alto

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