Édito : le Sacre du Printemps

Avec ce numéro de printemps arrivent les beaux jours, et comme souvent avec eux les prémices d’un changement. Nous avons fêté l’année dernière les cinquante ans de Mai 68, c’est dire si le printemps occasionne des bouleversements dans les moeurs ; on se souvient aussi du fameux « Printemps Arabe »…

Et la musique suit ces changements, car comme le disait Platon « Quand le mode de la musique change, les murs de la cité tremblent », citation qui a donné son titre à un poème du célèbre écrivain révolutionnaire de la Beat Generation, Allen Ginsberg, grand amateur de jazz s‘il en fut. Écoutons ce dernier qui disait : « Quand les gens commencent à se mouvoir sur un rythme différent, cela affecte aussi bien leurs corps que leur processus de pensée, et une nouvelle forme de conscience émerge ». Et le Jazzophone et là pour accompagner ces changements, vous les faire connaître, et en témoigner. Dans ce numéro, justement une grande place est laissée à des articles traitant de gens qui ont bouleversé leur époque par leurs engagements, qu’ils soient musicaux, sociaux ou politiques. Nos collaborateurs traitent du choc du free jazz avec Ornette Coleman, du Brésil, pays agité en ce moment, à travers un portrait de la chanteuse Nina Papa, de l’histoire de la communauté afro-américaine à travers le livre du poète et militant Le Roi Jones, du regretté Roy Hargrove, pionnier du mélange du jazz avec la culture hip-hop…

Vous trouverez dans ces pages, nous l’espérons, de quoi satisfaire votre curiosité et votre appétit de musique. Mais si le changement est nécessaire, il doit également s’appuyer sur une tradition, c’est pourquoi vous trouverez aussi dans ce numéro des portraits de grandes figures ou de grands événements de l’histoire de la musique que nous aimons. Bonne lecture.

Ecrit par David Benaroche

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