#JAZZ&CINEMA John Cassavetes

S’il est un cinéaste américain dont lla filmographie est marquée par le jazz , c’est bien John Cassavetes . Grand amateur de jazz , et ami des musiciens , il fut tout d’abord connu par le public pour son rôle dans la série policière Johnny Staccato, où il interprétait un détective privé qui était également pianiste de jazz. Tournée dans la grande tradition du film noir, la série était également remarquable grâce à sa musique composée par le trompettiste Pete Candoli, un des musiciens phares du jazz dit « West Coast ».

Fort de ce succès, Cassavetes s’attaque à la réalisation de son premier film , un docufiction nommé «  Shadows , influencé par la Nouvelle Vague française, ainsi que par la technique d’improvisation des jazzmen. Il en confie la musique à son ami Charles Mingus , qui sera improvisée à la manière de celle de Miles Davis pour «  Ascenseur pour l’échafaud «  de Louis Malle , film admiré par Cassavetes, On y entend également des soli du saxophoniste Shafi Hadi, tout juste sorti de prison. Le film évoque une difficile histoire amour interaciale, et la luttes pour la survie des musiciens afro-américains dans cette Amérique de la fin des années 50.
Jazz toujours, à la même époque sort «  The Connection «  de Shirley Clarke, dont la musique et plusieurs personnages sont interprétés par le Quartet de Jackie McLean.On évoque alors l’émergence d’une « nouvelle école de New York » ou d’un « cinéma vérité »., Mais Cassavetes se dirige lui vers la Californie où il va mettre en chantier  » Too Late Blues «  , un film qui raconte la vie d’un quintet de musiciens ( de jazz, eh oui, vous l’aviez deviné… ) avec pour y interpréter la chanteuse , la star de l’époque Stella Stevens, et le chanteur Bobby Darin ,autre vedette hollywoodienne pour interpréter un personnage fortement inspiré de Chet Baker. Mais le film sera un échec commercial, et Cassavetes ne travaillera plus à Hollywood comme réalisateur . Il fera l’acteur dans des grosses productions ( «  Rosemary’s baby Polanski «  Furie »  De Palma , etc. ) pour financer ses propres films, comme le merveilleux «  Meurtre d’un bookmaker chinois  » qui raconte la chute de Cosmo Vitelli , patron d’un club …de jazz , évidemment.

Ecrit par Gilbert D'Alto

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