#JAZZ&ROCK Steely Dan « Do it again » !

 

STEELY DAN : « Do it again » ! par Jack Lalli

En 1967, c’est la rencontre de deux musiciens, amateurs de jazz et d’humour sarcastique, socle de cette aventure décalée de la musique américaine. Donald Fagen du New Jersey (chant, claviers) et le regretté Walter Becker de New York (guitare, basse, harmonica et chant) ont grandi en écoutant du jazz : Miles Davis, Coltrane..., ou tout autant de la soul, du blues, du rock and roll, et de la musique latino... Ce duo devient un groupe atypique californien renforcé par le chanteur David Palmer, Dennis Dias et Jeff Baxter aux guitares, et Jim Hodder à la batterie. Gary Kannan dit Katz est le producteur, et l’ingénieur du son : Roger Nichols, lui sait capter cette recherche d’une pureté sonore rare. Provocateurs, Donald et Walter adoptent ce nom de « Steely Dan », sachant que cette dénomination vient du livre de William Burroughs « le Festin nu » où ce « Dan d’acier» est un godemichet métallisé. Dès 1972, le premier album « Can’t buy a Thrill » offre des chansons entraînantes qui sont des succès comme « Do it again » (sur un texte pourtant sombre) ou « Reelin’ In the Years ». Walter Becker déclare : « Nous jouons du rock’n’roll, avec beaucoup de swing, mais nous voulons ce flot continu, cette légèreté, cette précipitation propre au jazz ». Les 33 tours se suivent de « Countdown to ecstasy » (1973), l’album « Pretzel Logic » (1974) où on a des clins d’œil au jazz : une reprise d’un titre de Duke Ellington « East St Louis Toodle – Do » et admiration pour Charlie Parker  sur leur titre : « Parker’s Band »… C’est le disque « Aja » (1977) qui  nécessite deux années d’enregistrement, et plus de quatre millions de francs en dépense ! La même année, nouveau succès du groupe qui participe (avec Linda Ronstadt, Bob Seger, Steve Miller, Tom Petty, Boston...), à la musique du film, et sa chanson titre : « FM (No static at all »), un témoignage à la radio FM américaine. Maniaques du son, Donald et Walter se sont entourés d’une multitude de supers musiciens comme Wilton Felder, Joe Sample, Jeff Porcaro, Rick Derringer, Larry Carlton, Michael McDonald, Lee Ritenour, Steve Gadd à Mark Knopfler ou les frères  Mike et Randy Brecker aux cuivres ! L’album « Gaucho » (1980) clôt cette folie, entre succès, embrouilles de fric, défonce… Une pose de plus de 20 ans (avec des bons, mais rares disques solos), et en 1993 un retour scénique pour un bon album en concert « Alive in America » (1995)… Réunis de nouveau en studio : « Two against nature » (2000) a du panache, la même alchimie sonore des « 70′ s ». Enfin une tournée en Europe, une date unique en France, et ce passage remarquable à l’Olympia, un mardi 12 septembre 2000… Au « final », un dernier disque studio « Everything must go » (2003)… Et l’envie de poursuivre la route des concerts, dont encore à ce jour, hélas sans Walter, notre Donald, même si il a le cafard ,  veut encore perpétuer ce rite !

 

 

https://www.steelydan.com

Ecrit par Jack Lalli

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