Live Report : Jazz à Juan. Hugh Coltman et Diana Krall

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Après les tourments niçois, et nécéssaire deuil national, il fut bon, pour l’équipe du Jazzophone,  de reprendre la route des festivals,  et d’arpenter à nouveau le sol de la Pinède Gould, pour la reprise de Jazz à Juan, 56 ème édition. Reprise qui fut tout à fait à la hauteur de nos espérances, avec le double de concert des deux vedettes internationales que sont le britannique Hugh Coltman et la canadienne Diana Krall .

Après que Jean-René Palacio, directeur artistique du Festival eut fait respecter à l’audience, venue nombreuse à notre grande surprise et plus grand encore plaisir, une minute de silence à la mémoire des victimes du récent attentat de Nice, Hugh Coltman ouvrit le bal avec son hommage à Nat King Colequi constitue la trame de son dernier album, dont il ne s’écarta qu’une fois. Accompagné par un trio de choc, il  reprit les grands standards du maître crooner, tels que « Mona Lisa » , « Nature Boy » ou encore « Route 66 » ( certes écrit par Bobby Troup , mais rendu célèbre par King Cole). Il termina par contre son set par une reprise endiablée de « Smokestack Lightning » de Howlin Wolf, comme pour nous rappeler son passé de bluesman.

Puis ce fut au tour de la belle Diana Krall de monter sur la magnifique scène  de la Pinède, avec son trio (Anthony Wilson.,guitare, Robert Hurst contrebasse, Karrien Riggins, batterie), et de nous enchanter.

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La blonde pianiste délaissa  le répertoire très « pop » de son dernier album, pour une relecture  très  jazz des grands standards de Cole Porter, George Gershwin ou Irving Berlin. Avec un jeu de piano très subtil, tout en étant appuyé et très timbré, elle revisita le » Great American Songbook » avec un indéniable talent et une belle présence scénique, ce qui n’est pas forcément évident lorsque l’on est pianiste.  Coup de chapeau également au guitariste Anthony Wilson. Elle termina son spectacle, après de nombreux rappels d’une foule ravie, par une reprise de « The Look of Love » d’un autre grand  songwriter, Burt Bachacharach, qui d’ailleurs se produit au Sporting de Monaco, là aussi sous l’égide de Jean-René Palacio. Une grande soirée qui nous permit de retrouver le goût si particulier  des festivals de jazz.

http://jazzajuan.com

Ecrit par Gilbert D'Alto

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