#LIVEREPORT : Nice Jazz Festival 2017, day 2.

Deuxième jour pour le Nice Jazz Festiva 2017, et encore une fois le plein d’émotions

Tout d’abord avec en ouverture à 19h30, au Théâtre de Verdure, le quintet de Samy Thiébault (mon fils, lol…) venu interpréter leur album « Rebirth » dont nous vous disions ici tout le bien que nous en pensions.  Même formation que sur l’album : Samy Thiébault : saxophones / Adrien Chicot : piano / Sylvain Romano : batterie / Philippe Soirat : batterie / Meta : percussions, chant. Mention particulière au pianiste Adrien Chicot, un futur grand de l’instrument.


Un petit tour ensuite à la Scène Masséna pour Con Brio, groupe de Funk qui nous vient de San Francisco . Sorte de croisement entre Sly and the Family Stone et Tower of Power (deux autres groupes de la Bay Area, il n’y a pas de hasard…) le groupe est une vraie machine à rythme. Menés pa l’ultra-charismatique chanteur Ziek McCarter, les 6 musiciens d’origine ethnique diverses (blancs, noirs, asiatiques) reflétant la  diversité de la ville californienne assuraient comme des bêtes derrière l’éblouissant showman, rappelant un peu Prince par son attitude scénique.

Retour ensuite au théâtre de Verdure Pour y découvrir enfin ce pourquoi nous étions venus : du bon, du vrai, du grand JAZZ avec le quartet de Christian MC Bride, sans doute meilleur contrebassiste au monde à l’heure actuelle. Pour l’entourer, un line-up grand luxe : Nasheet Waits : batterie / Josh Evans : trompette / Marcus Strickland : saxophone ténor. Une formation de rêve, le trompettiste étant un véritable forçat de l’instrument, soufflant comme un fou dans son biniou à s’en décoller les bronches, Strickland lui répondant du Tac au tac, Et Christian MC Bride nous gratifia d’un des plus beaux sons de contrebasse qu’il m’est été donné d’entendre , tandis que Waits faisait sonner des tambours à la Elvin JonesUn trés, très grand moment : « Laissez entrer sa majesté le Jazz » aurait pu dire Claude Nougaro s’il avait été encore des nôtres et présent ce soir là…

Un (bref) passage par la Scène Masséna pour assister à la performance de la chanteuse britannique Laura Mvula  qu’on nous annonçait comme la nouvelle Sade.Peut être un peu prématuré, même si la belle dame ne manque pas de talent, et possède une voix sensuelle. Mais elle gagnerait à choisir un accompagnement un peu plus soft que l’électro-funk poussif qu’elle nous servit.

Autre belle dame, Youn Sun Nah, qui semble avoir quitté le jazz, pour un son plus « pop », et des reprises de classiques des sixties et des seventies : Al Green, Paul Simon, Steely Dan furent ainsi évoqués, par la chanteuse et son tout nouveau groupe : Jamie Saft : piano, orgue Hammond, Fender Rhodes / Brad Jones : contrebasse / Clifton Hyde : guitares / Dan Rieser : batterie. Mais la grande voix est toujours là, impressionnante par sa puissance et sa pureté. Emotion garantie, surtout lorsqu’elle prescrit « Black is the color of my true love’s hair » à la manière de Patty Waters, une de ses influences certainement.

Enfin le clou de la soirée pour beaucoup fut la venue du toujours très populaire Ibrahim Maalouf qui cloturait avec ce concert sa tournée « Red , & black light »,  titre de son album le plus connu, dont le morceau-titre fut repris a capella par une foule en délire. Toujours le fameux son de sa trompette à quarts de tons, et un groupe puissant et très scénique qui conclut de manière emblématique cette soirée.

Photos : Zaius 

www.nicejazzfestival.fr

 

 

Ecrit par Gilbert D'Alto

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