Live Report : Torino Jazz Festival 2016

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gary smulyan 2jLe Torino Jazz festival se déroulait pour sa 5e édition du 22 avril au 1er mai.

C’est dans les derniers jours que le chroniqueur du Jazzophone rejoignait la capitale piémontaise.

Vendredi 29 avril, en fin d’après-midi, on rejoignait la belle place Valdo Fusi pour écouter au Jazz Club Torino, le quartet de Gary Smulyan.

La scène est éclairée par un soleil encore vif, le saxophoniste baryton (il a fait ses classes avec Woody Herman) procède aux balances avec ses musiciens alors que le public s’installe. Un set assez vif que l’on quittera à regret pour rejoindre la fameuse Piazza Castello pour le concert du soir, le temps tout de même de déguster deux piadine dans un snack dont c’est la spécialité. bossoAu programme ce soir-là, le Fabrizio Bosso 4et accompagné du Paolo Silvestri ensemble dans un répertoire de Duke Ellington. Le jazz moderne et dynamique du jeune trompettiste italien se mêle avec brio à la tradition du Duke. Et cela fonctionne fort bien. La place est bien remplie malgré une certaine fraicheur qui ira augmentant. Mais le swing l’emporte bien évidemment.

Samedi 30 avril, c’est le jour Unesco International Jazz Day, Torino est rincée par un orage puissant en fin d’après-midi mais cela n’a nullement dissuadé les festivaliers et les musiciens de participer à cette fête. Du jazz partout, bars, restaurants, églises, places et placettes. Il n’y a qu’à déambuler.marching Ici, on croise un marching band, soubassophone en tête, là un duo de guitaristes ou même un trompettiste fameux dinant, avant son set, dans le restau où l’on prend un apéritif bien mérité. Vers 21h, la piazza Castello luit encore d’humidité, certains ont prévus les parapluies mais déjà le public se presse pour assister au concert de l’Orchestra Nazionale Jazz Giovanni Talenti, avec pour invité spécial le saxophoniste Rosario Giuliani. giulaniUn big band, tous bien couvert, avec six vocalistes, des cordes, des cuivres dans un répertoire qui n’était pas sans rappeler la musique de Michel Legrand. Un moment fort la reprise du « trasparenze » de Paolo Fresu, presque 20 minutes de pur régal musical dont un superbe chorus de Giuliani.

Encore quelques promenades pour écouter un fort bon trio ou regarder passer un groupe de percussionnistes afro-jamaïcains explosifs.

Une chose est sûre on reviendra.

Merci à Patrizio pour sa guidance

www.torinojazzfestival.it

Ecrit par Jacques Lerognon

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