#LiveReport : Emile Parisien « Double Screening » à Cannes

La pluie qui tombe drue n’a pas empêché le chroniqueur du Jazzophone de rejoindre la cité cannoise et le théâtre Alexandre III qui affiche (et qui est) complet pour cette soirée des Jeudis du Jazz. Les quatre musiciens prennent place sur la scène. Emile Parisien nous dit quelques mots sur le thème de ce « Double Screening », le dernier CD du 4et, notre univers envahit par les écrans.

Et c’est avec Double Screening qu’ils ouvrent le concert, une composition du jeune batteur Julien Loutelier.

Suivront quelques morceaux aux titres explicites. Spam 1, court, vif. Puis Hashtag 1 à 4, une suite en quatre parties du saxophoniste leader. Un duo sax soprano-contrebasse à l’archet, des percussions étranges voire bizarres. Pour Spam 2, le batteur joue avec une aiguille à tricoter et un cintre métal en guise de triangle. Ils enchaînent avec Algo signé du contrebassiste Ivan Gélugne,

des boucles sur le piano (Julien Touéry) qui évoque le vieux « Tubular Bells » de Mike Olfield sur lesquelles se posent de magnifiques envolées sur soprano avant de finir en freejazz.

C’est l’heure du dernier au nom évocateur Malware Invasion et pourtant une mélodie très joyeuse avec des ruptures de rythmes comme pour conjurer le sort. Ils ont déjà joué longtemps mais le groupe nous offre tout de même un long rappel, la composition qui clôt aussi l’album, la seule qui n’évoque pas les mystères informatiques Dady Long Legs. Un très beau concert où chaque musicien crée des textures sonores qui s’empilent, s’ébattent, se conjuguent pour donner ce son unique du quartet. Revenez quand vous voulez, messieurs.

Ecrit par Jacques Lerognon

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