#LIVEREPORT Le Spectacle est dans les Jardins….

Après un faux départ du à la pluie d’hier, le Nice Jazz Festival démarre. Première impression, dès l’entrée, une foule bonne enfant, habituée aux règles de sécurité en vigueur. En pénétrant dans le site, j’ai encore cette impression de fête paroissiale. Les spectateurs prennent possession du lieu. On reconnait les Niçois, qui vont directement vers les food-trucks pour attaquer l’apéro (la socca est très bonne). Les autres cherchent un peu leurs marques, le programme à la main.

La musique se fait entendre scène Masséna, Derobert and the Half-Truths essaie de mettre l’ambiance et de faire bouger les premiers spectateurs. C’est difficile avec une bière dans une main et de la socca dans l’autre.

Direction le Théatre de Verdure. Dans l’espace Pic Nic, où

  • « Y’a pas encore assez de table »,

 les familles sont installées.

  • « C’est pas comme à Cimiez ». 

Dans le théâtre Pierre Bertrand présente son superbe show, Caja Negra, l’ambiance n’est plus tout à fait la même. Ils sont déjà installés « les gardiens du temple ». Avec leurs chaises ,

  • « Tu me la gardes je reviens » 

les bouteilles d’eau, et leur sandwich maison .

  • « T’as vu le prix du pan bagnat ? ». 

Ces habitués, les mêmes que ceux des arènes de l’époque, savent que le jazz sera au rendez-vous.

  • « Laisse la scène Masséna aux touristes, nous on bougent pas d’ici »

Les râleurs sont là aussi.

  • « Chuttttt…  Assis… »

Je passe d’une scène à l’autre, croisant des invités « Vi Aie Pi », qui retournent manger un bout dans leur enclos réservé. 

  • « Loin du jazz bruyant ».

Robert Glasper, Christian Scott, Terrace Martin ont rassemblé un autre genre de spectateurs plus jeunes, plus avertis. Je reconnais beaucoup de musiciens pro qui apprécient et commentent de superbes envolées.

Un petit rafraîchissement au club de la presse et je retourne au Théâtre de Verdure.

Surprise ! Les arènes sont bondées, impossible de rentrer.

  • « Vas-y passe c’est gratuit » .

Ah ! Gregory Porter et l’Orchestre philarmonique de Nice, va avoir un public énorme…

Après que Sebastien Vidal, ai fait lever les « habitués »

  • « ILs auraient du fermer les portes avant ». 

Gregory Porter, avec sa voix unique, rendait hommage à Nat King Cole.

  • « Qui ne connait pas ? »

Silence religieux, le ciel étoilé,  la fraicheur méditerranéenne, la magie s’invite.

  • « Viens on va voir la grande scène là je m’endors » 

Merci de me laisser la place, je vais m’endormir avec Gregory et Nat.

A Demain.

Ps : Désolé Jack Johnson.

Tous les commentaires des spectateurs sont véridiques.

Ecrit par Jacky Ananou

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