#LiveReport : Week-End Jazz à Cannes

Un grand week end de jazz attendait l’équipe du Jazzophone les 4 et 5 Janvier derniers à Cannes dans  deux endroits désormais consacrés une fois par mois à cette musique.

Tout d’abord la MJC Picaud qui reprend ses activités jazz qui avaient été laissées en jachère depuis un certain temps. Adrien Bruschini, programmateur de l’endroit, présentait ce soir là le Nice Trio ; composé comme son nom l’indique de trois musiciens niçois, Fred D’Oelsnitz, piano, Jean-Marc Jafet, basse et Alain Asplanato, batterie. Une brochette de virtuoses qui s’emploieront pendant une heure et demie à régaler les spectateurs venus relativement nombreux pour cette première. Jean-Marc Jafet, fait office de leader et prend la parole pour présenter les morceaux qui alternent compositions originales et standards, avec une éclatante démonstration de virtuosité dans chacun d’entre eux par les  membres du trio. Après une courte pause, une invitée fait son apparition, la chanteuse Véronique Albouy, pour deux ballades intimistes, avant que ne reprenne le rythme infernal du trio, lancé à fond dans des improvisations naviguant entre bop et modal. Une grande soirée, dans un cadre convivial et chaleureux.  Welcome back au Jazz à Picaud !

Le lendemain, changement de décor cannois, nous nous retrouvons au Mimont Jazz Club pour un Hommage à « Freddie Hubbard » avec toujours Fred D’Oelsnitz, mais cette fois ci à la trompette, Robert Persi, au piano, Benjamin Boutant au saxophone, Christian Pachiaudi à la contrebasse et Bernard Weidmann à la batterie. Là encore, l’excellence était au rendez vous. Sur des thèmes écrits par Freddie Hubbard, ou rendus célèbres par lui, comme entre autres le fameux « Red Clay« , les cinq musiciens rivalisent d’inventivité, en particulier Robert Persi, à proprement parler extraordinaire. Fred D’Oelsnitz, longuement mis à contribution, puisqu’il s’il agit de la musique de trompettiste, démontra qu’il maîtrisait de mieux en mieux l’instrument. Benjamin Boutant quant à lui, dévide des chorus dans le plus pur style hard-bop d’une grande qualité. Quant à la rythmique, efficace et rodée, elle n’est jamais prise en défaut et swingue sans relâche. Après une heure et demie de pur plaisir, arrive l’heure de la jam session dans laquelle nous avons eu le plaisir de retrouver Jean-Marc Jafet à la contrebasse, qui était venu soutenir ses amis.

Encore un grand moment de jazz. Deux jours consécutifs de belle et grande musique dans deux endroits simples d’accès, à l’atmosphère détendue, avec une assistance attentive et connaisseuse. Encore une fois, yes we Cannes !

Photos : Adrien Bruschini, Philippe Dejardin

Ecrit par Gilbert D'Alto

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