Paroles de Jazz #4

Des mots qui se carambolent, des phrases qui se valsent l’une dans l’autre… Parole de jazz ! C’t’une vraie tannée de vous pondre un nouveau refrain qui dépasse pas la demi-page. Une performance faut dire ce qui est… Faut toujours dire ce qui est d’ailleurs demi-page ou pas. Colonnes à 2500 caractères ou 12 mesures de blues c’est kif ! On dit ce qui est ou on dit ce qui plait. Peu importe le nombre de dièses ou de bémols à la clef ! Renversements de Bavardages ? Bavocheries augmentées ?  Postillons # 11 ? Faut témoigner des choses comme on les trouve.

« Lyrix » et mélodie Dans le tempo de la vie… Au diapason de la caille Justesse d’abord et allez Ji ! En avant la musique ! Le temps est compté… Les mots aussi…

Je n’ai pas de prétentions littéraires alors je serai bref. Je vais sommairement vous dresser le portrait d’un style de jazz dont peu de « connaisseurs » n’ont eu jusqu’ici la pertinence de vous entretenir. Un « style de jazz » qui a traversé le siècle, survécu aux querelles stylistiques les plus féroces, su s’adapter aux changements paradigmatiques les plus radicaux, a été le témoin d’un certain nombre de crises économiques et de conflits sanglants, Etc. … Un jazz peu cité par les critiques et pour cause il faut en être pour avoir quelque chose à en dire. Un jazz sans fard et sans filet que je pratique aussi souvent que possible dans les contextes les plus variés depuis 25 piges et des brouettes, Le seul l’unique et très respectable « jazz pour bouffer ! »

Je vous l’accorde ça n’a rien d’affriolant… Je suis conscient qu’avec une terminologie pareille mon style de Jazz chéri n’obtiendra les grâces d’aucune clique à la mode. C’est entendu… Dois-je préciser que je m’en colle long et large ? Non bien sûr. Aucune clique à la mode, aucun concept artisto-branchouilleux et autre piège à con n’ayant jamais contribué à améliorer mon train de vie de manière pérenne, j’ai biffé de la liste de mes lubies celle de mettre mon art au goût du jour. Faut cesser de berlurer! Tout ça, c’est du flan. Carambouille de première dont vous êtes les caves et en ce qui me concerne le cave se rebiffe… J’affirme ! Qui ne tient pas à se faire Bequetarès tout cru par les vilaines sirènes de la tendance n’a d’autre option que de se tourtouser solidement au mat du navire tel Ulysse résistant aux goualantes des voraces morues. Sans blague ! Deux décennies et mèche aux prises avec les rapports beaucoup trop compliqués qu’entretiennent le jazz et le pognon pour finalement comprendre que dans cette grosse partie de bluff c’est le Jazz qui n’a pas beau schpill! Aucun m’as-tu-vu numérique, aucune dégelée de like sur aucune vidéo ne changera rien à l’affaire. Rêvez pas ! Le rouge est mis… Feux de la rampe et paupérisation pour tous ! C’est la « société du spectacle » mes aminches…  L’artiste médiatisé n’y est rarement autre chose qu’un âne parmi les singes. L’idiot utile d’un ultra capitalisme de séduction dans un monde plus libéral que libertaire où tout est permis, mais rien n’est possible… à part consommer et faire le mariole sur les réseaux sociaux. C’est pourtant bien dans cette société-là que nous avons à faire les choix qu’impose la nécessité de gagner sa croûte. Chacun selon ses moyens certes … Mais dignement ou pas. Quant à définir ce qu’il y a de plus digne entre la grande musique et une grosse étude de marché je vous laisse juge.

Alea jactaress…

Ecrit par Sébastien Chaumont

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