PORTRAIT Linus Olsson

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Bien qu’il ne soit pas originaire de la région, puisque né dans les lointaines brumes de la Suède, Linus Olsson est néanmoins l’un des musiciens niçois les plus emblématiques du jazz azuréen et dont la renommée s’étend bien au delà des frontières de la région PACA.

Né à Enslöv en 1971, issu d’une famille de musiciens amateurs, il suit les cours de l’Ecole Municipale de Musique de Malmö, commence à 10 ans par l’apprentissage de la guitare classique puis découvre le groupe AC/DC à 11 ans et se prend de passion pour la guitare électrique qu’il pratique dès l’âge de 14 ans. Mais le hard-rock lui apparait rapidement comme un genre musicalement limité, et il se tourne vers le rock progressif et des groupes comme Yes ou Toto et cette passerelle l’amène tout naturellement au jazz-rock, puis à 16 ans au jazz tout court, grâce à un professeur de guitare qui l’initie aux standards du genre. Puis Linus se lance dans des études supérieures, et passionné de langues étrangères, il entreprend de voyager. Il rend ainsi aux Canaries, où il joue dans un hôtel, puis en Espagne proprement dite, effectue également un séjour à Fort Lauderdale en Floride et retourne ensuite en Europe pour atterrir en France, afin de perfectionner son français. Ayant goûté aux charmes des terres du Sud, il se fixe à Nice à la fin des années 90, où il intègre rapidement la scène jazz et jazz fusion locale, qui à l’époque s’articule autour du club De Klomp, où se produisent des gens comme le bassiste Jean- Marc Jafet, le pianiste Ronnie Rae Jr, le saxophoniste Neil Gestenberg, et les guitaristes malgaches Soul et Hajy. Linus se joint à eux à de nombreuses occasions, et joue également dans un groupe de reprises, tout en suivant des cours de musicologie à la Faculté de Lettres et des cours de guiare, piano et arrangement au Conservatoire de Nice, dont il obtient le prix en 1999. La même année, il obtient son D.E.U.G. en musicologie, et enregistre son premier album « Volume 5 », constitué majoritairement de compositions originales, puis en 2004 « Naima » par le « Linus Olsson Sextet » dont il écrit également les arrangements, chose qui l’intéresse de plus en plus, avec un line-up de haut niveau : le regretté François Chassagnite à la trompette, Yona Yacoub au saxophone, Fred Luzignant au trombone, Julien Hermé (basse) et et Jean-Luc Veran (batterie). En 2005, c’est un album en duo avec la chanteuse Isabelle  Rabaraona. A partir du milieu des années 2000, sa carrière décolle vraiment, et l’amène à jouer avec les plus grands jazzmen d’ici et d’ailleurs, tels que Frank Amsallem, (avec qui il enregistre l’album « Hands Down »), et aussi Remi Vignolo, Christian Escoudé, Jean-Marc Jafet, Thierry Eliez. Sa musique l’amène à se produire à Paris, en Suède, en Italie et récemment à New York. Il est à la tête ou fait partie de nombreuses formations comme Bronkenstein Connection, créé avec son compatriote l’organiste Erik Brinkmann.

R.O.G. avec le saxophoniste Franck Tachina (2 live sortis), le Linus Olsson quartet, Gibraltar, avec le saxophoniste Benjamin Boutant, Aqui Oh en duo avec la chanteuse brésilienne Nina Papa, le Monk’s trio avec le contrebassiste brésilien Gilliard Lopes et le batteur écossais Stu Richie, et le nouvellement créé Archibald, groupe qui interprète de manière très personnelle la musique de Ray Charles.

Il vient de sortir un album live en quintet « Dedication Blues », et sa tête fourmille de projets. Pour Linus Olsson « the only way is up » !

www.linusolssonmusic.com

Ecrit par Gilbert D'Alto

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