#PORTRAIT Stéphane Belmondo


S’il est un musicien de jazz originaire de nos côtes dont la renommée a largement dépassé les frontières de la région, c’est bien Stéphane Belmondo.

Ce trompettiste (aussi accordéoniste et batteur) français, né à Hyères en 1967 est devenu une véritable star de l’instrument, et est considéré comme l’un des meilleurs au monde. Il a collaboré avec les plus grands jazzmen européens et américains, mais aussi avec des chanteurs « hors normes » comme Alain Bashung, Jean-Louis Murat ou encore Yaël Naim. Après de solides études classiques, effectuées en compagnie de son frère saxophoniste Lionel Belmondo, le jeune Stéphane fait danser les varois avec son accordéon, tout en se perfectionnant dans le jazz. Les frangins montent à Paris en 1986, après que Stéphane Belmondo eut obtenu son prix de trompette classique à Marseille. Le jeune Stéphane Belmondo (19 ans) est alors engagé au Club Saint-Germain, et va faire des rencontres primordiales, en particulier celle du pianiste René Urtreger, ancien accompagnateur de Miles Davis. René Urtreger lui présentera la crème de la scène parisienne avec qui Stéphane Belmondo va jouer et jammer, des gens comme Bibi Rovère, Michel Grailler, « Lolo » Bellonzi, Maurice Vander, Pierre Michelot, etc.

Puis il intègrera le big band de Michel Legrand en tant que soliste, et également le quintet du pianiste américain Kirk Lightsey,et aura l’occasion de se produire au New Morning aux côtés de Chet Baker et d’enregistrer avec Tom Harrell, deux de ses idoles. En 1993 , les frères Belmondo créent leur quintet composé d’Henri Florens au piano, Thomas Bramerie à la contrebasse et Jean-Pierre Arnaud à la batterie. Puis les frères enregistrent avec la chanteuse Dee Dee Bridgewater un album des compositions d’Horace Silver pour lequel ils reçoivent les hommages du maître lui-même. Stéphane Belmondo suit Dee Dee Bridgewater en tournée américaine et s’installe à New York, où son talent lui permet de jouer avec les plus grand noms de la capitale du jazz, comme Donald Brown, Greg Hutchinson, Al Foster… Retour à Paris, Stéphane Belmondo joue avec les niçois Jean-Marc Jafet et André Ceccarelli, et sa carrière va en s’amplifiant. Il enregistre un 1er album sous son nom « Wonderland » dédié à la musique de Stevie Wonder, de nombreux autres suivront, et les collaborations prestigieuses se multiplient jusqu’à aujourd’hui, où Stéphane Belmondo est en tournée jusqu’en 2018 en duo avec le pianiste Jacky Terrasson.

Parlons maintenant du style et de l’homme. Le style est ample et généreux, avec un son clair et puissant, et une maitrise totale, que ce soit avec ou sans sourdine. L’homme est chaleureux, jovial, plein humour mais est empreint d’une grande sensibilité comme on put le constater lors du concert qu’il donna avec le Nice Jazz Orchestra en hommage à François Chassagnite, où lors de son interprétation de « My Funny Valentine »  ses larmes (et les nôtres) coulèrent en mémoire de son ami disparu.

Un grand monsieur.

www.stephanebelmondo.com

Ecrit par Gilbert D'Alto

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