R.I.P. Charlie Watts, Rolling Stone et jazzman

Charlie Watts le légendaire batteur des non moins légendaires Rolling Stones, l’un des fondateurs originaux du groupe avec Mick Jagger et Keith Richards qui vient de nous quitter le 24 Août dernier à l’âge de 80 ans, était aussi, et on le savait moins, un passionné de jazz.

Élevé au jazz bebop, celui de ses idoles Kenny Clarke et Max Roach, admirateur inconditionnel de Charlie « Bird » Parker, à qui il consacra une biographie dessinée,  Charlie Watts ne s’attendait certainement pas à la gloire planétaire qui fut la sienne. Quand il rejoint le groupe de blues débutant en 1963, il amène sa connaissance du jazz et  de l’histoire de cette musique. Batteur originel du Alexis Korner Blues Incorporated, il rejoint les Stones de façon définitive… Le groupe accède rapidement à la gloire internationale mais Charlie reste étranger à cette agitation. Taciturne et tranquille, le feux de la rampe ne sont pas pour lui, qui subit plus qu’il ne participe aux démentes et gigantesques tournées du groupe. Mais son amour du jazz ne se dément jamais. Connu pour hanter les clubs londoniens, new-yorkais et parisiens dés qu’il le peut, c’est grâce à lui que des jazzmen de renom participeront de loin en loin à l’aventure « stonienne ». Parmi eux : Sonny Rollins, Wayne Shorter, Darryl Jones, (qui rejoindra le groupe en remplacement de Bill Wyman), Joshua Redman, Tim Ries et bien d’autres. Dans les années 80, il franchit le pas et, sans quitter les Stones, fonde un big band, avec Ian Stewart, pianiste originel des Stones, et par la suite un quintette consacré à son amour de toujours : le Bebop.

Goodbye, Charlie, keep on swinging  forever !.

Ecrit par Gilbert D'Alto

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