R.I.P. Didier Lockwood

 Didier Lockwood, le génial violoniste français que le monde du jazz nous enviait et que nous avions reçu il y a un peu  moins d’un an (le 27 février 2017 exactement) à L’Opéra de Nice nous a brutalement quittés ce dimanche 18 février 2018 à l’âge de 62 ans, victime d’une crise cardiaque au retour d’un concert.

Grand créateur et violoniste hors pair, et l’un des jazzmen français les plus connus au monde, Didier Lockwood que nous avions découvert avec Magma en 1974, a eu une impressionnante carrière et a collaboré avec les plus prestigieux musiciens du jazz et de la musique classique.

Touche à tout de génie, il s’est successivement ou simultanément essayé au jazz fusion, au swing manouche, au be-bop, à la musique contemporaine et bien d’autres choses encore. Il a côtoyé les plus grands musiciens de son époque, de Stéphane Grapelli, son mentor,   à Mike Stern avec lequel il se produisit au  Nice Jazz Festival 2011. Il était d’ailleurs un habitué des scènes azuréennes, qu’elles soient niçoises (NJF) antiboises (Jazz à Juan)  ou cannoises (MIDEM), où il triompha sur la scène du Palais des Festivals avec le spectacle « Le Jazz et la Diva » créé avec son épouse d’alors, la cantatrice Caroline Casadesus.

Musicien créatif et concerné par son art, Didier Lockwood était aussi très impliqué dans l’éducation musicale : auteur d’une méthode d’apprentissage du violon jazz, il avait créé en 2001 une école d’enseignement de l’improvisation, le Centre des musiques Didier Lockwood à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne), dont il fut adjoint à la culture.

Un grand monsieur qui sera unanimement regretté.

Photo : © Z@ius Next Movement

 www.didierlockwood.com

 

Ecrit par Gilbert D'Alto

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