Sur la piste d’un 33 tours

 : Solis Lacus

Quand on parle de jazz et tout précisément de jazz fusion chez nos voisins Belges,
indéniablement le groupe culte Placebo de Marc Moulin fait référence en la matière. Mais, Marc Moulin et son album « Sam’ Suffy » auquel un article lui fut consacré dans cette même rubrique (Le Jazzophone #8) ne fut pas le seul.

Car en y regardant de plus près, certains des musiciens de Placebo, le bassiste autodidacte Nick Kletchkovsky ainsi que le trompettiste Richard Rousselet officiaient au sein du groupe Solis Lacus.

Solis Lacus est le nom qui désigne un lieu sur la planète Lars, l’oeil de Mars, visible depuis la Terre. Conduit par le pianiste belge Michel Herr pionnier des claviers électriques au plat pays,Solis Lacus est sûrement le groupe qui se rapproche le plus des sonorités de Herbie Hancock et des Headhunters ou bien de certaines productions des labels de du milieu des années 70. L’album fut produit par le producteur bruxellois Pierre Pletinckx sur International Bestseller Company, filiale d’EMI en 1975.
 L’enregistrement se déroula en deux sessions. La première en avril 1974 au studio Madeleine de Rolland Leclerc où le batteur Félix Simtaine fut remplacé par Bruno Castellucci, que l’on peut entendre sur le hit « Born To Be Alive » de Patrick Hernandez. Le groupe y enregistra les morceaux : « Peace please » et « Remake ».
 Puis la seconde session eu lieu en mai 1975, où les titres « Utopic Cities », « Sea of tranquilitty », « Open air » et « Little green man » furent gravés.


L’oeuvre est assurée par un quintette dont le palmarès de musiciens est mis au service des compositions écrites et arrangées intégralement par Michel HerrNick Kletchkovsky à la Basse, Richard Rousselet à la Trompette, Bruno Castellucci à la Batterie, Robert Jeanne au Saxophone, ont joué avec Nathan Davis, ainsi que Stéphane Grapelli, Scott Bradford, Hall Singer, Clark Terry, Toots Thielemans, George Coleman, Chet Baker et bien d’autres artistes. Cet opus a tous les ingrédients du genre, ce qui en une véritable oeuvre musicale indispensable pour tout amateur de Jazz Funk qui se respecte.
Les compositions cosmiques et électriques font de cet opus, réédité en 2012 en vinyle par le label Heaveanly Sweatness, une oeuvre futuriste où les beatmakers trouveront surement matière à leurs inspirations sonores.

« On constate que cette production belge n’a rien à envier ce qui se fait outre-Atlantique » Robert Pernet.

TRACKLIST :

  1. Utopic Cities

  2. Peace please

  3. Open air

  4. Little green man

  5.  Sea of tranquilitty

  6. Remake

Solis Lacus : International Bestseller Company / 1975 Heavenly Sweetness (réédition) / 2012

http://www.heavenly-sweetness.com

Ecrit par Franck Delasoul

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