Edito : Mister President !

À l’heure où j’écris ces lignes, nous aurons bientôt un nouveau président. Un président qui défendrait la culture et le jazz, on peut rêver !!! Car en ces temps décidément bien sombres, la culture en général, et le jazz en particulier nous sont d’une grande aide. Comme l’écrit Mme Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco : « Le jazz a rythmé le mouvement pour les droits civiques aux États-Unis et demeure une source d’inspiration pour des millions de personnes qui, à travers le monde, aspirent à la liberté et luttent pour le respect et la dignité humaine. » On ne saurait mieux dire.

Ainsi a-t-elle demandé à Herbie Hancock, que nous verrons cet été au Nice Jazz Festival, d’être l’ambassadeur de la Journée internationale du Jazz qui a lieu chaque 30 avril depuis 2011. Le Jazzophone s’associe tout à fait à cet état d’esprit, car le jazz, musique métisse s’il en est, et éprise de la liberté aussi bien musicale que simplement humaine, est un vecteur de liberté d’expression et un symbole d’unité et de paix. Il s’associe également à cet événement, et à toutes les manifestations qui favorisent les avancées musicales et culturelles; ce bien commun nullement quantifiable et pourtant si nécessaire. Avec le printemps, saison du renouveau, on pourrait justement rêver à un renouveau des esprits et des pratiques des pouvoirs publics, qui tendraient à favoriser ce qui lie les hommes plutôt que ce qui les sépare, une politique culturelle digne de ce nom, et qui mettrait en valeur la création ; on peut encore une fois rêver… En attendant ce jour béni, découvrez dans ce numéro les chroniques habituelles de disques et de livres, des portraits de musiciens, des interviews, les rubriques « Jazz et Cinéma », « Jazz et politique », la recette de cuisine, la « Parole de Jazz » de Sébastien Chaumont, un portrait de la scène israélienne, de plus en plus importante de nos jours, et bien d’autres choses encore. Le Jazzophone nouveau est arrivé avec printemps, et avec lui nous l’espérons, la renaissance.

 

Ecrit par David Benaroche

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