#LIVEREPORT #5 Jazz à Juan : Charles Lloyd Quartet, Paquito D’Rivera & Chucho Valdes

Une soirée de rêve ! Après des escapades soul, funk, rock, revoilà, comme disait Claude Nougaro qui s’y connaissait, Sa Majesté le jazz ! Avec trois personnages qui, bien qu’étant octogénaires (eh oui !) font vivre le jazz d’aujourd’hui, et ce de fort belle manière.

Tout d’abord , deux légendes. La première : Charles LLoyd, pionnier du jazz-fusion s’il en fut, qui influença jusqu’à Miles Davis, et introduit les gammes modales orientales dans la musique occidentale. Le second Bill Frisell, guitariste de très haut niveau, et expérimentateur forcené. Voir ces deux défricheurs sur une même scène est un bonheur qui ne se refuse pas. Premier musicien de jazz à vendre plus d’un million d’exemplaires d’un album (Forest Flower) où il introduit l’alors jeune Keth Jarrett au public californien puis du monde, fut le premier album de jazz à dépasser le million d’exemplaires vendus. Un set de toute beauté, avec de magnifiques interventions de Bill Frisell, oscillant entre le jazz-rock et l’avant garde, et une rythmique (Ruben Rogers, contrebasse, Kendrick Scott, batterie) pulsant inlassablement un groove swinguant mais atypique, entre funk et envolées modales.

Place aux deux légendes cubaines : Paquito D’Rivera (clarinette et sax alto) et Chucho  Valdés (piano). Accompagnés par un quartet de fines gâchettes : Diego Urcola à la trompette et au trombone à pistons, Armando Gola à la contrebasse et basse électrique, Dafnis Prieto à la batterie et Roberto Jr. Vizcaino aux percussions. Les deux vétérans, qui n’avaient pas joué ensemble depuis vingt ans, ont dignement fêté leurs retrouvailles. Chucho et Paquito rattrapent aujourd’hui le temps perdu avec un nouvel album, « I Missed You Too » (« Toi aussi tu m’as manqué ») dont ils ont interprété de larges extraits lors de concert de toute beauté. Deux artistes au sommet de leur art, avec des passages remplis d’humour, dont le dérive de Chucho sur thème de… Wolfgang Amadeus Mozart ! fut l’un des fleurons. Une heure et demie de pur bonheur.

www.jazzajuan.com

Ecrit par Gilbert D'Alto

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