#LIVE REPORT : Yom X Ceccaldi

L’équipe de l’Espace Léonard de Vinci présente en ce samedi un programme original entre jazz et musique du monde sur fond de spiritualité orientale. Yom à la clarinette, Valentin Ceccaldi au violoncelle et Théo, son frère ainé, au violon. Avant de commencer à jouer, Yom présente le projet au nom très poétique, « Le rythme du silence ». Il l’a composé et ils l’ont façonné à trois comme un voyage stratosphérique infini aux confins de notre esprit.

 Le trio va jouer cette suite d’un seul tenant, ils nous invitent donc à nous installer dans nos fauteuils et à partir dans notre esprit jusqu’à des altitudes inconnues de nous (et d’eux). Valentin Ceccaldi entame un rythme lancinant en pizzicati sur son violoncelle bientôt rejoint par Théo qui dessine en arpèges une mélodie, tenant son violon comme une guitare. Yom qui a pris la position du lotus sur son tabouret souffle dans sa clarinette une mélopée douce et répétitive. On peut décoller !

L’ambiance n’est pas toujours méditative, l’attaque sur le violon avec ou sans archet peut se faire plus rugueuse, plus drue, plus dynamique. Valentin Ceccaldi, quant à lui, utilise peu l’archet, il joue beaucoup avec les doigts. Il ajoute à ses 4 cordes quelques objets tels une pince à linge en bois ou en métal pour modifier le son de son instrument. On entend alors un bourdon façon viole de gambe et plus tard des sons métalliques qui rappellent les bols tibétains.

On reste dans l’esprit du concert. Yom lui aussi s’enhardit au fur et à mesure, d’un jeu plus pétulant en un duo épique avec le violon qui évoque la musique klezmer (une spécialité du clarinettiste).

Puis une longue séquence répétitive qui fait penser, cette fois-ci, à Philip Glass ou Steve Reich. 70 minutes plus tard, le thème du début réapparait dans les notes du trio puis après un assez long silence, les trois instrumentistes se lèvent et saluent. Les lumières, elles aussi, reviennent. On peut redescendre dans nos fauteuils et applaudir.

Ils proposent avec malice, en rappel, de rejouer la suite en entier mais ils se contentent de nous offrir une dernière courte ballade. Une très belle expérience musicale

 

 

Le 14/03/26 à l’Espace Léonard de Vinci – Mandelieu

 

Ecrit par Jacques Lerognon

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