Carte Postale Sonore. 

Chez Tommy’s Joynt à San Francisco . Lucie Rompteau.

Chers lecteurs, chères  lectrices, j’espère que vous vous portez bien. Les vacances sont propices au farniente accompagné de bons repas et j’avoue de bonnes siestes ! J’espère qu’il en est de même pour vous toutes et tous.

Côté musique, je dévore, déguste et savoure de bien belles découvertes tout en réécoutant des  classiques qui trainaient depuis trop longtemps sur mes étagères. Cet été 2017 est basé entre autres sous le soleil de la Californie, de sa scène qui déborde de purs talents mais également vers  tous  les  horizons où des musiciens  émoustillent nos tympans.

Au chapitre groove funk je ne saurai que  vous recommander l’écoute de Motor City Booty , le  dernier opus d’Amp Fiddler avec sa prod léchée très colorée eighties .

Don Bryant nous revient, à 74 ans, avec Don’t Give Up All,  un bien bel album de soul à l’ancienne pour lui qui a vécu l’âge d’or de ce style très classieux. J’en suis sorti avec  dans le cœur, un petit brin de nostalgie (écoutez les gars, je n’ai pas vécu cette glorieuse période  certes, mais cela me permet d’avoir quelques années de moins…)

Toujours au chapitre voix de velours, section cuivres et son Stax/Motown, avec Just Being me, le soulman britannique Myles Sanko très en vue cette année dans les festivals, nous délivre une soul soyeuse accompagné d’un band de très haute facture. Oh my God que c’est bon !

Côté Grande Bretagne encore, le jazz n’est vraiment pas en reste avec le dernier Yusseff kamall, Black Focus. Je parierai que tout comme moi, les amateurs du son Fender  Rhodes y trouveront leur bonheur. Je ne peux pas oublier de vous de vous citer Suite Elemental, le magnifique opus de Josiah Woodson ainsi que du Live at the Village Vanguard, du brillant Ambrose Akinmusire

Go to L.A avec dans les bagages, cela va de soi, Kamasi Washington dont le dernier EP, Harmony Of Difference est bien trop court pour mes oreilles en attente d’un nouvel album et qui sait ce que le Master of Sax de sa génération est capable pour la suite de ses aventures discographiques… En attendant, les trois heures d’Epic sont toujours aussi plaisantes et planantes.

Miles Mosley, son contrebassiste débarque avec Uprising, un album où se mêlent soul, jazz mainstream et tendance Hip Hop, L.A oblige. Je n’oublie pas le Drunk de Thundercat qui est un ravissement et surtout un album très frais. Décidément Flying Lotus n’a pas fini de nous surprendre et d’étendre sa renommée et son aura sur cette génération qui a contribuée au Pimp a Butterfly de Kendrick Lamar.

Herbie Hancock l’a bien compris. Pour terminer cette balade en Californie, je vous encourage à écouter le trop méconnu Josef Leimberg qui vous conduira dans un jazz méditatif avec son Astral Progressions.

Ces escapades West Coast, alimentées par la découverte des photos de ma cousine de retour de San Francisco, m’ont donné une sacrée envie de son old school. Direction ma discothèque. Que de disques oubliés depuis des lustres ! Nous célébrons cette année, les 60 ans du label Stax et ces albums n’ont pas pris une ride. Un petit The Roots pas ci, un De La Soul par là et me voici avec une furieuse envie de Hard Bop !

En voici du bon avec les Blue Break Beat originaux en 4 volumes. Mais pourquoi donc,  malgré un immense travail de remasterisation, le  label à choisi de nous offrir un coffret  ne contenant seulement que les trois premières galettes ?

Rassasié moi ? Pas encore ! Après tout nous ne sommes que début Août.  Que vous ayez choisi la plage, la montagne ou de rester chez vous, une chose est certaine, des vacances sans bon son sont inconcevables.  La musique, à elle seule, constitue un voyage. Sur ce je vous laisse, et à bientôt.

Ecrit par David Rompteau

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