#Chronique « Rifftide » The Chris Johansen Quartet

C’est un véritable album de be-bop et hard-bop dans la grande tradition du genre que nous offre ici le saxophoniste ténor new-yorkais Chris Johansen, accompagné par le trio du pianiste Marc Devine (qui était récemment en tournée sur la Côte d’Azur et la Riviera italienne aux côtés de notre amie la chanteuse Denia Ridley), composé de Neal Miner à la contrebasse et Fukushi Tainaka à la batterie.

S’ouvrant sur le morceau-titre, une composition de Coleman Hawkins, qui donne tout de suite la tonalité de l’album,  celle d’un jazz « moderne » d’un classicisme épuré dans l’esprit des productions Blue Note des années 50. Aucune composition originale dans ce disque mais un choix de standards dus aux plumes de Gigi Gryce, Bud Powell et autres. Bop à tout crin, donc ! En 10 morceaux, le quartet fait preuve de sa grande maîtrise du style qu’il a choisi d’incarner. Johansen a un jeu volubile et un son chaleureux réminiscent d’un Illinois Jacquet qui aurait beaucoup écouté Charlie Parker et Lester Young. Quant à Marc Devine, son jeu rappelle ces fleurons de l’accompagnement et du solo concis qu’étaient Wynton Kelly et Bobby Timmons. La rythmique, quant à elle, swingue sans effort, souple et décontractée, efficace sans ostentation. Un petit bijou d’album de jazz « straight-ahead » qui nous rappelle toute la richesse et la modernité de cette musique. Et si vous voulez écouter ces gens là en live, il vous faudra prendre un ticket pour New-York où ces musiciens se produisent régulièrement dans un célèbre club de jazz appelé le Small’s et situé en plein Greenwich Village. A mon avis, ça doit valoir le détour.



Ecrit par Gilbert D'Alto

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