#Chronique #Souvenirs #70ans Nice Jazz Festival : Muddy Waters : une montagne du blues

Mc Kinley Morganfield en 1915, il devient Muddy Waters ce qui signifie « eaux boueuses », surnom donné par sa grand-mère quand enfant, salit, il rentrait après avoir joué dehors… Fils de paysan dans des champs de coton, il apprend l’harmonica, et la guitare… « Je voulais avant tout sortir de la plantation. Pour cela, j’avais trois possibilités : le base-ball, l’église ou la musique »… Bon choix, car il participera à la naissance du blues électrique de Chicago !

C’est en 1979 que je découvre ce prestigieux festival de la Grande Parade du Jazz, sur ce site magnifique avec ses trois scènes de concert. Je passe devant les arènes mythiques, admire le jardin, et fébrile fonce au « dance stage » pour « Muddy Waters Blues Band » ! Je vois enfin un des chanteurs guitaristes que j’écoute à la maison sur K7 et 33 tours. Je comprends encore mieux l’apport du blues au rock. D’ailleurs, lui-même avait écrit dans une chanson que « le blues a eu un bébé, on l’a appelé rock and roll » ! À ce propos, le nom du groupe Rolling Stones vient de l’inspiration d’une chanson de Muddy Waters : « Rollin’ Stone » (1950). Mais revenons à Cimiez, où on assiste à un concert magistral à deux mètres de nous. Bonne ambiance avec ce blues entrainant : « I’m Your Hoochie Coochie Man », »My babe » (de Willie Dixon), « Mannish Boy », « Got My Mojo Working », « Walkin’ Thru The Park », « Country Boy », « Kansas City »… et du vénéré Robert Johnson : « Sweet Home Chicago« . La bonhomie de l’artiste, sa simplicité, et l’aura qu’il dégage force le respect. Son jeu de guitare avec le « bottleneck » influencera bon nombre de musiciens… Cette tournée s’inscrit après les albums « Hard again » (1977), « I’m ready » (1978) produit par Johnny Winter (et qui relancera sa carrière), présent sur ces disques, et d’ailleurs pour cette Grande Parade du Jazz. En discographie, on retiendra également ses albums du label « Chess », dont en 1960 « Newport » (Jazz festival)… Ou avec « The Band«   : « The Muddy Waters Woodstock Album » (1975). Muddy Waters sera un des invités prestigieux au concert d’adieu du Band, pour le film concert de Scorsese « The Last Waltz » (1978). Autre disque à avoir : Muddy Waters « Mississippi » Waters live (1979). Et un ultime témoignage, avec les Rolling Stones : « Checkerboard Lounge : Live Chicago 1981″… A 68 ans, il quittera ce bas monde, lui montagne du blues, et loin des champs de coton.

http://www.nicejazzfestival.fr

Ecrit par Jack Lalli

Laisser un commentaire

  • Les concerts Jazz et +

  • Le Jazzophone

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com