#JAZZ&RENCONTRE En attendant Ibrahim

 

 

I y a des concerts dont on se souvient plus que d’autres, quand ils se définissent en un mot : partage. Sur la scène ou dans le public, le partage se ressent par tous, et permet d’en apprendre plus sur l’autre. L’autre en question est Ibrahim Maalouf. Programmé au Nice Jazz Festival en 2016, mais reporté à 2017, il a voulu avoir à ses côtés des élèves du Conservatoire de Nice pour l’accompagner sur True Story (album « Illusion »). En tant qu’élève en accordéon, j’ai été contacté par Luc Fenoli, professeur de Musiques Actuelles, qui a dirigé le projet. Un vingtaine d’élèves de tout instrument : saxo, clarinette, trompette, trombone, violon, alto, chant, et de formation différente (classique, jazz, musiques actuelles) se sont mobilisés pour le projet. Chacun a préparé le morceau de son côté et on s’est tous retrouvé l’après-midi avant le concert pour une première répétition et une balance son. C’est le régisseur d’Ibrahim, Jean-Louis Couleard, qui nous a briefé sur le concert, puis son guitariste François Delporte qui nous a montré la structure du morceau en live. On l’a joué une fois avec tous les musiciens d’Ibrahim et ensuite François nous a donnés quelques conseils notamment pour mon solo, et pour l’entrée de chaque instrument. Avant le concert, on a pu parler un moment avec Ibrahim et son producteur-manager Jean-Louis Perrier. Il nous a dit le plaisir qu’il a de transmettre, surtout à travers l’improvisation, pas assez présente dans les conservatoires pour l’enseignement classique, et son désir de montrer une nouvelle approche de la musique aux élèves, plus moderne et plus ouverte. On a pu échanger ensemble sur la façon de moderniser autant un accordéon qu’une trompette, grâce à la recherche de son ou même aux modes. Mais pour lui créer une musique moderne c’est comme créer un monde dans lequel nous serions tous une seule et même culture.

23h, le concert commence, on écoute le début dans le public et vers minuit, on entre sur scène. Ibrahim fait entrer chaque instrument sur le thème, comme pour le « Bolero » de Ravel. Le public danse avec nous et semble ressentir les bonnes vibrations partagées par tous les musiciens de cultures, de formations musicales et de personnalités différentes, mais qui partagent ensemble la musique avec respect…

Belle leçon de vie.

www.ibrahimmaalouf.com

Ecrit par Clément Palomba

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