#LIVEREPORT : Jazz a Juan, samedi 22 juillet 2017

Un programme luxueux pour cette avant-dernière soirée de Jazz à Juan qui a vu se succéder sur scène Kandace Springs, Anoushka Shankar et Jamie Cullum.

Nous l’attendions avec impatience et nous ne fûmes pas déçus. Kandace Springs, qui ouvrait le feu, fut magnifique, et émouvante au delà de toute espérance. La ravissante jeune femme découverte par Prince nous enchanta de bout en bout par sa voix gorgée de soul, ses interprétations jazz,son jeu  de piano au toucher d’une finesse indicible. Elle commença le show assise sur le devant de la scène derrière son Fender Rhodes par son tube  »Thought it would be Easier » accompagnée de son trio (basse électrique et batterie), puis alla ensuite s’asseoir au grand piano, enchaînant compositions et standards de Jazz, dont un magnifique « Lush Life » qui embua les yeux de plus d’une personne dans l’assistance..  On the Rhodes again (lol) pour sa composition « Soul Eyes », superbe de retenue tout en restant funky. Elle termina son set par une reprise de « The First time I ever saw your face » rendu célèbre par Roberta Flack (à qui elle a souvent été comparée) qui donna lieu à une véritable standing ovation. Encore merci à Jean-René Palacio de l’avoir programmée et de nous avoir permis de vivre ce moment.

Autre ravissante jeune femme qui vint arpenter la scène de la Pinède Gould, Anoushka Shankar, fille du célèbre sitariste Ravi Shankar,  nous fascina , non seulement  par sa  beauté lumineuse  , mais aussi par sa musique intemporelle mêlant musique classique indienne, jazz, voire quelques effluves de rock progressif, et le tout avec une grande humilité et un grand humanisme, dédiant ce concert aux migrants, qui est le thème de son dernier album.Un concert à la fois intimiste et intense, d’une grande beauté formelle, et rempli d’émotion.

Ensuite, place au toujours bondissant Jamie Cullum, Le (plus si) jeune homme a toujours la même énergie , le même jeu de piano percussif, la  même voix de crooner british, le même le talent scénique. Il saute sur scène comme un diable sortant de sa boîte et l’occupe pendant deux heures avec un talent époustouflant, même s’il cède parfois à certaines facilités… Mais c’est un véritable showman, chose qui se fait rare de nos jours, en particulier dans le domaine du jazz.

Une soirée absolument mémorable qui conclut en beauté pour nous cette très belle édition de Jazz  à Juan 2017

www.jazzajuan.com

Ecrit par Gilbert D'Alto

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