Live Report : Jazz à Juan. Richard Bona, Selah Sue, Marcus Miller

marcus_miller_grPour son deuxième jour pour Jazz à Juan, dans la Pinède de Juan les Pins, l’équipe du Jazzophone eut la chance d’assister à trois concerts, chacun dans un style différent, mais tous trois d’excellente qualité , affichant différentes approches de cet objet musical que l’on appelle « Jazz« 

Richard Bona entama les hostilités avec le combo Mandenkan Cubano, qui associe rythmes cubais et tradition africaine, pour jouer une musique véritablement Afro-cubaine. 7 musiciens sur scène : trompette, trombone, trois (oui, trois) percussionnistes, un fabuleux pianiste en la personne d’Osman Paredes, et Richard, bien sur, epoustouflant aussi bien au chant qu’à la basse. Chanté majoritairement en Mandenkan, le répertoire allait la chaleur de la salsa à la mélancolie des mélopées venues  d’Afrique.  Fascinant ballet es percussions qui rappelle à l’auteur de ces lignes les premiers concerts du Santana de la  grande époque. Un grand moment très favorablement acceuilli par un public venu nombreux (ouf !)

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Ensuite, la charmante Selah Sue fit son apparition, tout d’abord seule à la guitare acoustique, pour deux morceaux , puis fut rejointe par son hacking band (guitare, claviers, basse, batterie et deux choristes) pour son habituel mélange de nu soul et de trip hop , avec quelques effluves de reggae. Et toujours cette voix troublante et sensuelle, avec laquelle elle se permet toutes les audaces.

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Marcus Miller, pour clore la soirée. Remarquons que le show est réglé aux quart de tour. Une nouvelle formation, de haute volée Marcus Miller (b, bcl),  Bre Williams (clav), Alex Bailey (dm), Alex Han (soprano sax),  et surtout Marquis Hill (tp). remarquable en tout point. Il s attaquent sur « Panther » écrit par Marcus en hommage à son ex-employeur Miles Davis, Puis « Highlight » extrait du nouvel album ; avec un slapping d’enfer et chorus très jazz du pianiste, avec relais par la trompette et le sax. Une ballade ensuite, accompagnée au piano électrique avec un slap délicat. Quatrième morceau « Hello Sunshine » avec entrée de Selah Sue et un chorus de trompette plus qu’évocateur de Miles, dont l’ombre presque palpable plane sur le concert, sur un rythme presque reggae.  Les première notes de « Papa was a rolling stone » rendent le public fou de joie, groove de fou de rigueur, et chorus par presque tout le monde.

Retour à Miles avec « Tutu », avec un magnifique chorus de piano. Rappel avec « Time after time » , puis retour de Selah Sue pour, surprise, une  belle reprise très soul  de  » Piece of my heart « ,  chanson immortalisée par Janis Joplin.

Fin des hostilités et retour au bercail d’une foule ravie. Hélas, pas d’after cette année, par la faute des événements récents. Dommage, on aurait bien repris un peu de rab…

Ecrit par Gilbert D'Alto

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