Live report : Jazz sotto le Stelle – Paolo Fresu

quartet

Retour à Ospedaletti pour le chroniqueur du Jazzophone, l’amphithéâtre de l’auditorium est plein à craquer, plus le moindre espace sur les gradins, certains resteront debout.  Mais voir Paolo Fresu (et ses musiciens) dans cet environnement était tout juste grandiose.

Le quartet a joué une grande partie de leur album  « Desertico » paru en 2013. On a ainsi pu entendre Ambre pour commencer puis plus tard « La Folia Italiana » du bassiste Paolino Dalla Porta une structure baroque arrangée à la sauce italienne comme nous l’a raconté Fresu. paolinov2On se souvient que le trompettiste peut être très bavard dans ses concerts en France, alors imaginez en Italie dans sa langue natale. Comme l’ombre tutélaire du festival était Chet Baker, Fresu nous a narré deux belles et longues anecdotes sur ses rencontres avec le musicien américain. On pourrait raconter chaque instant du concert tant la magie du moment était intense mais cela pourrait être fastidieux pour le lecteur. Évoquons tout de même, ce grand moment où ils ont repris un de leur vieux thème « Elogio Del Discount ». Il débute par un long solo de batterie où Stefano Bagnoli utilise seulement ses balais sur la caisse claire avant de s’emballer et de marteler ses toms et sa grosse caisse, stefano paoloNBaprès un petit réglage de son rack d’effet, Paolo Fresu joue le riff repris par la guitare de Bebo Ferra, le bassiste rentre dans la danse et le morceau s’envole. Guitare et bugle se répondent, se relancent, le morceau s’étire en une longue impro que le Grateful Dead n’aurait certainement pas renié. Le set s’achevait sur un medley de trois berceuses, Ninna Nanna, dédié  à chacun de leurs enfants mais aussi à tous les gamins du monde et tout particulièrement ceux qui essaye de traverser cette Mare Nostrum.sombra.Paolov2
En rappel, une ironique reprise du (I Can Get No) Satisfaction des Stones car à la générosité des musiciens et à leur joie de jouer ici, s’ajoutait le plaisir pris par chacun des plus de quatre cent spectateurs.

Du jazz sous les étoiles.

Ecrit par Jacques Lerognon

Un commentaire

  1. Poulpy 26 novembre 2016 12 h 18 min / Reply

    Un petit gout de madeleine de Proust de relire cette chronique, un peu plus de trois mois après ce fabuleux concert … les  » duels  » entre Bebo et Paolo ont été superbissimes, en effet ! Et c’est toujours un plaisir d’entendre Paolo raconter ses anecdotes, il a un vrai talent de conteur. Dommage que son livre autobiographique ne soit pas traduit en français, il est passionnant !

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