Dimanche 22, en fin d’après-midi, un concert jazz au Printemps des Arts. Le quintet du pianiste Yessaï Karapetian dans une formation originale, spécialement pour le festival. La contrebasse et la batterie sont tenues respectivement par Damien Varaillon et David Paycha. Et, au-devant de scène, deux musiciens arméniens avec leurs instruments emblématiques Norayr Gapoyan au duduk (un hautbois) et Avag Margaryan au blul (une flûte traditionnelle oblique)
Le set commence par une longue intro à la contrebasse, rejoint par la batterie puis le piano.
L’influence arménienne est sensible, les harmonies sont jazz mais une nostalgie certaine sourd dès les premières mesures. Et quand le blul et le duduk entre dans la danse à l’unisson le voyage commence.
Mais la musique de Yessaï Karapetian est aussi très dynamique à l’image des mouvements de la tête du pianiste qui accompagne ses envolées lyriques sur le clavier particulièrement dans les passages en piano trio.
On découvre aussi le son particulier qui évoque l’orient de ces instruments plutôt rares dans le jazz. Ils donnent une couleur épicée à ces musiques venues d’Afrique et d’Amériques.
En final Norayr Gapoyan et Avag Margaryan embouchent tous les deux un pku.
Une sorte de flute terminée par un cornet que l’on imagine à l’origine être une corne de bélier. L’instrument sonne comme une bombarde. Un son puissant sur lequel le piano pose des accords plaqués et la batterie une pulsation énergique.
Après ce beau final, ils reviennent pour un rappel plus apaisé…
Le 22/03/26 au Théâtre Princesse Grace- Monaco.