#LIVEREPORT : Roy Hargrove Quintet & Pierre Marcus Quartet au Conservatoire de Nice

C’est dans l’auditorium du Conservatoire de Nice, pratiquement plein, que l’équipe du Jazzophone assista, le 24 mai 2017 à ce qui était le dernier concert de la saison des Nice Jazz Festival Sessions de la saison.

Un line-up impressionnant pour ce concert qui nous donna l’occasion d’admirer les formations d’abord de Pierre Marcus et ensuite de Roy Hargrove. Pierre Marcus,  (contrebasse et compositions), l’enfant du pays désormais parisien ouvrait le feu avec son quartet habituel : Thomas Delor, batterie, Frédéric Perréard, piano et le fantastique Baptiste Herbin au saxophone alto. Des titres extraits de son 1er album « Longue attente » composaient l’essentiel du répertoire, magnifiés par la virtuosité des exécutants, en particulier piano et saxophone, les solistes principaux. Une musique captivante, qui a  obtenu un succès certain devant un public pourtant venu principalement pour la deuxième partie, remercié par un Pierre Marcus visiblement touché.

Puis ce fut la venue du tant attendu Roy Hargrove. Accompagné de son excellent quartet habituel, (Justin Robinson, sax alto / Ameen Saleem, basse / Quincy Phillips, batterie) à l’exception du pianiste asiatique dont je n’ai pas compris le nom qui remplaçait Sullivan Fortner et vêtu de sa désormais classique tenue de scène (jeans noirs serrés, veste cintrée, chemise blanche, noeud papillon et ENORMES chaussures de basket blanches) il attaqua très fort sur un standard de hard-bop, sur lequel se déchaîna également Justin Robinson à l’alto. Dés le deuxième morceau, Roy, apparemment très en forme (peut-être grâce à l’aide de quelques substances..) esquissa quelques pas de danse sur le tempo très funky, suivi en cela par son « alter alto » Justin, pour le plus grand plaisir du public. Ensuite on put l’entendre chanter quelques titres de la période RH Factor,  et des standards du  be-bop tels que « I remember Clifford » ou « Speak Low » avant que d’attaquer  le fameux « Strasbourg Saint Denis » avec, surprise, la venue en renfort de Baptiste Herbin à l’alto, ce qui donna l’occasion d’une belle « battle » entre les deux alti. Un dernier blues (« Il faut toujours finir avec un blues »), et la salle se vida d’un public enchanté de ces prestations, admirant encore quelques instants Roy Hargrove, qui, assis seul au piano égrenait les notes d’une ballade… Une fin sublime, presque surréaliste pour cette magnifique soirée.

http://www.crr-nice.org

http://www.nicejazzfestival.fr/en/njf-sessions/2017

http://www.pierre-marcus.com

http://fredperreard.com

http://www.baptisteherbin.com

 

Ecrit par Gilbert D'Alto

Ajouter un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.