#LiveReport #3 & #4 Nice Jazz Festival avec Samy Thiébault, Fatoumata Diawara, Kenny Barron, Emmet Cohen, Anne Pacéo, Avishai Cohen

Ouverture fracassante pour ce nouveau jour au Nice Jazz Festival avec le quintet du saxophoniste Samy Thiébault. Une musique moderne, intèréssante, parfois intrigante mais toujours pleine de feeling.

Grand virtuose de son instrument, le saxophoniste propose une musique à mi chemin entre le jazz modal (effluves de Coltrane) et les musiques caribéennes. Une confirmation pour ce musicien qui devrait à l’avenir nous surprendre encore.

Changement complet d’atmosphère avec Fatoumata Diawara. La diva Malienne fut absolument magnifique, alternant les rythmes et mélopées africains, avec des sons plus proches de l’Occident. Jazz, rock, funk s’ajoutent désormais à sa palette.

Et quelle voix impressionnante,  sans parler de son physique d’une renversante et sauvage beauté.

Retour au jazz le plus pur, voire classique avec Kenny Barron. Le maestro de 79 ans (!)  est au top de son jeu. L’ancien compagnon de route de Dizzy Gillespie et de très grands noms comme Yusef LateefJames MoodyJoe HendersonFreddie HubbardBuddy RichRon CarterChet Baker, Stan Getz, est au sommet de son art, ce qu’il démontra tout du long de ce magnifique set qui invoqua l’esprit de l’ère du bebop.

Son jeu est toujours aussi aérien, et ses improvisations d’une confondante imagination. Un régal.

Autre pianiste, autre univers, Emmett Cohen qui ouvrit le dimanche nous impressionna plus que favorablement. Technique irréprochable, et une connaissance encyclopédique de l’histoire du jazz, ce qu’il démontra avec de nombreux hommages, à Fats Waller, James P.Johnson, Art Tatum, Monk, Bud Powell et d’autres.

Un moment de bonheur et de sérénité dans le soleil (à peine) couchant.

Changement de cap complet avec les S.H.A.M.A.N.E.S. réunies autour de la batterie d’Anne Pacéo. Les musiciennes et chanteuses (peu d’hommes si ce n’est l’excellent pianiste Tony Paelman) font preuve d’une grande originalité, aussi bien au niveau des harmonies vocales que des arrangements.

Des conceptions originales dans lesquelles brille particulièrement Marion Rampal, que nous avions déjà appréciée à Cannes l’hiver dernier.

Et enfin pour clore cet excellent week-end, le maestro Avishai Cohen, entouré de sa fabuleuse batteuse Roni Kaspi et du pianiste venu d’Azerbadjian Elchin Shrinov.

Fabuleux moment qui nous livra une musique intense, personnelle, mélodique… Une magnifique conclusion pour ce week-end de musique.

Photos : Jacques Lerognon

nicejazzfestival.fr

Ecrit par Gilbert D'Alto

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