#LiveReport : Jazz Marathon pour cette fin de mois de Mai à Nice.

Un véritable marathon musical entraina cette semaine l’équipe du Jazzophone dans divers lieux de la capitale azuréenne pour y entendre de l’excellente musique. Jazz lives in Nice, en voici la preuve…

Nous avons commencé ce marathon le mercredi 24 mai à la Cave Romagnan pour aller écouter le saxophoniste japonais Hirokazu Ishida, venu spécialement de Tokyo pour une mini tournée française, avec ses amis José Caparros (trompette) et Bruno Bellemain (guitare), tous deux membres du collectif Paris Tokyo Express, et du très talentueux contrebassiste Jean Marie Carniel et du non moins talentueux batteur Phil Méjean tous deux compagnons de Route de Jose Caparros. Le répertoire oscillait entre standards et compostions, le tout dans une tonalité furieusement hard-bop. Un grand moment de musicalité, de swing, et de convivialité. Aligato, Hirokazu.

Retour à la Cave Romagnan deux jours plus tard, pour y applaudir le quartet de  Sébastien Chaumont.  Seb, entouré de ses habituels complices (Olivier Slama, piano, Sébastien Lamine, contrebasse, Laurent Sarrien, batterie) présentait un nouveau répertoire, dans lequel le be-bop est toujours présent, mais où le blues et le swing se taillent également la part belle, surtout lorsque Sébastien Chaumont nous démontre ses talents de chanteur, et de showman accompli, en reprenant des morceaux de Wynonie Harris ou de Amos Milburn, Du grand Sébastien Chaumont, chaleureux et festif, avec toujours cette dextérité qu’il nous démontra encore une fois, en particulier lors d’une époustouflante version de « Moose the mooche »composition de Charlie Parker qui clôturait le deuxième set. Un moment de pure joie que devions écourter, car un autre concert nous attendait.

Nous voilà donc partis au MU Live où se produisit un trio exceptionnel composé du pianiste Giovanni Mirabassi, de la chanteuse Sarah Lancman et du contrebassiste Thomas Bramerie. Deux instrumentistes de talent, voire de génie, pour soutenir une chanteuse émouvante, aux grandes capacités vocales. Ecoutons ce qu’en disait Charles Aznavour, qui s’y connait (un peu) :« La voilà qui arrive, sans prévenir, sans crier gare, la voilà qui nous fait dresser l’oreille, pour bousculer nos habitudes, la voilà qui chante et nous enchante… Un ton neuf ! Un nom et un prénom à retenir, Sarah Lancman ! Inspiring, jeune et émouvante, love and plaisir, la voilà qui chante, faites connaissance, elle va vous trotter dans la tête. ».

En tous cas, le moins que l’on puisse dire c’est que le courant musical passe bien entre Giovanni Mirabassi, et Sarah Lancman, et que leurs compostions sont d’une rare finesse mélodique, ce qui ne surprend guère chez ces deux admirateurs de Bill Evans. On pourrait en revanche reprocher une certaine uniformité dans les textes des chansons : l’amour ; toujours l’amour…

Quant à Thomas Bramerie, il a prouvé encore une fois, si besoin était, qu’il est l’un des tous meilleurs contrebassistes français, ce  dont nous étions de toute manière convaincus après l’avoir écouté le mois dernier à Hyères, en compagnie de Baptiste Herbin et de Fred D’Oelsnitz dans le quartet du batteur Marcel Sabiani.

Ce fut un moment de magie, malgré l’étouffante chaleur qui régnait dans la cave où se déroulait le concert, magie qui se termina sur une très belle version de « Qui ? » de Charles Aznavour. Emotion garantie.

Le lendemain soir, l’étape finale de ce marathon se déroula au Shapko Bar, où nous sommes allés découvrir le quintet du jeune batteur italien Nino Zuppardo, qui comprenait son compatriote Andrea Bazzicalupo, à la guitare, Mickael Berthélémy au piano, Roman Dunnaud à la basse et Joris Mallia au saxophone ténor. Cinq jeunes gens pour jouer une musique qui a vu le jour bien avant eux, celle de John Coltrane, de Miles Davis, de Wayne Shorter, gens dont ils reprennent avec ferveur l’héritage, et ce de fort belle façon. En particulier le piano, et le sax, pour ma part les plus créatifs de l’orchestre, avec des soli véritablement inspirés. Un fort beau moment de jazz qui terminait en beauté ce marathon musical.


Photos : Serge Lefebvre, Jacques Lerognon, Lawrence Dalmaric, Philou Antsirabe.

www.giovannimirabassi.com

www.sarahlancman.com

www.thomasbramerie.com

www.facebook.com/hirokazu.ishida.94

caveromagnan.free.fr

fr.facebook.com/espacemulive

www.shapkobar.fr

Ecrit par Gilbert D'Alto

Un commentaire

  1. JackOnJazz 29 mai 2018 20 h 38 min / Reply

    Très bel article .. oui le jazz à Nice est bien vivant !!!

Laisser un commentaire

  • Les concerts Jazz et +

  • Le Jazzophone