#LiveReport : Le blues de Memphis à New York au Conservatoire de Nice

Pour présenter la saison 2018/2019 du Conservatoire de Nice, le directeur dudit Conservatoire, Thierry Muller, eut la brillante idée de le faire en organisant un concert gratuit et ouvert à tous célébrant le Blues.

Pour ce concert, qui a eu lieu le mardi 25 septembre dernier, cette formation composée de professeurs du Conservatoire de Nice se sont réunis autour d’un univers musical authentique  et plus que fédérateur.  Avec leur invité, Tom Gilroy, chanteur, saxophoniste et flutiste né à St Louis (USA), le groupe nous emmena aux quatre coins des Etats-Unis d’Amérique, là où le blues est né avant que d’essaimer sa parole dans le monde entier , et d’influencer toutes les musiques occidentales depuis plus d’un siècle. Pour accompagner Tom Gilroy (et les spectateurs) dans ce voyage, étaient présents Heinz Schommers à la basse électrique, Jean Paul Alimi au piano et à l’orgue, Luc Fenoli à la guitare, Christophe Perez à la batterie, Marco Vezzoso à la trompette, Frédéric Luzignant au trombone, et Amaro Sampedro Lopez au saxophone baryton.

Après l’annonce par Thierry Muller des principaux événement de la saison du Conservatoire de Nice, sur lesquels nous reviendrons en temps et heure,  le concert commença sur les chapeaux de roues avec une version hyper swinguante du « Well, Ok, you win » de Joe Williams, la voix chaude du crooner Tom Gilroy faisant merveille ainsi que son robuste jeu de ténor. Cette version fut suivie immédiatement par « Duke’s place », nous ramenant tous deux à New York de l’époque du Cotton Club, quand les big bands et le swing régnaient en maîtres. Petit saut dans l’espace et nous nous retrouvons à Kansas City, avec le titre du même nom , puis nous restons dans le Missouri et Tom Gilroy rend hommage à sa ville natale avec un St Louis Blues plein de feeling, rehaussé par un beau chorus d’orgue et par les pêches des cuivres. Puis nous descendons le Mississipi à la rencontre de Robert Johnson avec « Dust my broom »

L’étape suivant de notre périple nous amène à la Nouvelle-Orléans, berceau de TOUTES les musiques afro-américaines avec un « Saint James Infirmary » de toute beauté illustré par un beau chorus de trompette de Marco Vezzoso.  Le groupe nous ramène ensuite  vers le Nord du continent, plus précisément à Chicago, la ville du blues électrique, plus communément appelé « Chicago blues », avec un morceau de BB King, puis nous refaisons escale à New York, avec une  fantastique version du « Red House » de Jimi Hendrix emmenée par la furieuse guitare de Luc Fenoli, en grande forme. Retour à Chicago pour la finale avec le fameux « Sweet Home Chicago » de Robert Johnson, immortalisé entre et avec grand succés par les Blues Brothers dans le film du même nom. Un début de soirèe rempli de swing et de bonne humeur. A renouveler.

http://www.cnr-nice.org

Ecrit par Gilbert D'Alto

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