#LIVEREPORT : Nice Jazz Festival 2017, day 1.

C’est avec grand plaisir que l’équipe du Jazzophone retrouva ce lundi 17 juillet 2017 le Théâtre de Verdure et la Scène Masséna pour ce Nice Jazz Festival 2017, qui nous avait tellement manqué en 2016. Dans une atmosphère détendue , nous avons retrouvé nos confères, tous prêts à s’ébahir et visiblement ravis de refouler ce sol.

Dés 19h, nous nous trouvâmes au Théâtre de Verdure pour assister au premier concert ce cette nouvelle édition, celui de la chanteuse américaine Becca Stevens, pour jazz-folk mâtiné de blues et d’influence britanniques dans le style de Fairport Convention. Charmante prestation, et un talent en pleine éclosion.

Nous passâmes ensuite au brutal , comme aurait dit Audiard, avec Trombone Shorty, le prodige de la Nouvelle-Orléans attaqua par un  morceau très rock qui mit en valeur le guitariste Pete Murano, puis ensuite se lança dans des grooves très funky, extraits de son dernier album « Parking Lot Symphony », appuyé par sa phénoménale paire de saxophonistes (Dan Oestreicher : saxophone baryton / BK Jackson : saxophone ténor),  Succès garanti, et audience ravie.


Retour au Théâtre de Verdure pour assister à la performance du groupe entièrement féminin  » Woman to Woman » constitué de la chanteuse franco-Américaine Cécile McLorin-Salvant,la pianiste Renee Rosnes, la contrebassiste Noriko Ueda, la batteuse Sylvia Cuenca, ainsi qu‘Ingrid Jensen (trompette), Anat Cohen (clarinette) et Melissa Aldana (sax ténor). Ce fut un moment de pure magie et de grande émotion, tant ces dames allient simplicité, talent et sincérité. Nous fûmes particulièrement émus par la bouleversante interprétation par Cécile McLorin-Salvant de la ballade « The Peacocks » de Jimmie Rowles, émotion seulement gâchée par les pachydermiques effluves du gros son produit par De La Soul sur la scène Masséna, à quelques dizaines de mètres de là.


De La Soul, qui, disons le, fut particulièrement décevant, car comme l’écrit notre confrère  Olivier Nuc du Figaro :  « la formation de douze musiciens, un rien balourde, peine à renouer avec la souplesse et la légèreté d’antan. », Bien dit.

Pendant ce temps là, au Théâtre de Verdure où nous nous réfugiâmes, Roberto Fonseca mettait le feu aux poudres avec sa formation « ABUC «   (anagramme de Cuba ), Latin jazz maximum, avec une formation tous cuivres et percussions dehors avier Zalba : flûte, saxophon & clarinette / Jimmy Jenks : saxophone / Matthew Simon : trompette / Ramsés « Dynamite » Rodriguez : batterie / Yandy Martinez : basse & contrebasse / Adel González : percussion / Ucha : chant) qui nous amena directement dans les clubs de La Havane, avec sa chaleureuse musique, à lamise en place rythmique affolante. Pour moi, LE grand moment ce cette première soirée.

Quoique…Nous n retournâmes ensuite à la Scène Masséna où se produisait le Parrain du Festival, Mr Herbie Hancock lui-même. Entouré du du guitariste Lionel Loueke, du bassiste James Genus et du multi-instrumentiste (sax, claviers, flûte) Terrace Martin, et surtout du batteur Vinnie Colaiuta, il délivra un set où était évoquée toute sa carrière,  du jazz le plus pur à la fusion et aux musiques du monde en passant par le hip-hop. On retiendra une version extraordinaire de sa composition « Actual Proof « , ainsi qu’un long solo au piano acoustique à tomber par terre. Une conclusion magnifique pour une première soirée d’envergure.

www.nicejazzfestival.fr

Ecrit par Gilbert D'Alto

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