#LIVEREPORT Nice Jazz Festival 2018 Finale « from the jazz side to town »

Pour le dernier jour du Nice Jazz Festival, nous avons choisi de nous concentrer sur la partie la plus purement « jazz » du programme et c’est donc au Théâtre de Verdure que nous avons passé l’essentiel de la soirée.

Soirée qui débute sur les chapeaux de roues avec l’hommage rendu par Eric Legnini à son maître Les Mc Cann. Entouré d’un quartet de haut vol (Jon Bouteiller, sax ténor, Malo Mazurié, trompette, Géraud Portal, contrebasse et surtout Ali Jackson, batterie, l’un des meilleurs batteurs du monde) , Composé uniquement de morceaux rendus célèbres par Les Mc Cann, le répertoire joué qui a ses racines dans ce jazz funky et churchy qu’affectionne tant Eric Legnini, a de quoi réveiller les morts, et obtint un considérable succès, qui se termina par une standing ovation. Grand Moment, et chapeau bas en particulier à Jon Bouteiller, et bien sur Ali Jackson.

Changement de style mais pas de qualité, avec le Rosenberg trio, qui porte à travers le monde la bonne parole du jazz manouche depuis de nombreuses années. Après avoir interprété quelques classiques de DjangoStochelo et ses deux frères furent rejoints sur scène tout d’abord par le violoniste Mathias Levy, puis le clarinettiste américain Evan Christopher, qui ajoutait une  bienvenue touche klezmer à la musique des frangins. Confondants de virtuosité, les cinq homme rivalisèrent d’inventivité et de rapidité. Impressionnant.

Et pour clore en beauté cette soirée et ce festival, côté jazz acoustique, ce fut l’arrivée sur scène du grand (dans tous les sens du terme : 2m 06) pianiste Randy Weston et de ses compagnons :  Billy Harper (sax ténor) TK Blue (alto sax) Alex Blake (contrebasse) et Neil Clarke (percussions). Et la magie opéra immédiatement : toujours  la même énergie  (même à 92 ans passés !), le même jeu de piano percussion et mélodique à la fois, la même inspiration dans une musique qui oscille entre be-bop et gnawa, une même pulsation rythmique ininterrompue (bravo, Neil Clarke !), des magistrales interventions du jeunot (75 ans quand même) Billy Harper, saxophoniste post-coltranien d’exception, et une musique à nulle autre pareille qui fit se lever le Théâtre de Verdure et danser dans les travées. Un final en beauté.


C’est le coeur un peu gros et sous une pluie battante que nous avons quitté le Théâtre de Verdure, mais heuresement le jazz nous attendait encore au Shapko Bar avec la jam-session animée par Pierre Marcus, avec une pleiade de musiciens s’étant donné rendez-vous : Le quartet de Pierre Marcus, bien sur, avec Baptiste Herbin, Fred Perreard et Thomas Delor, mais aussi les guitaristes Linus Olsson, Jean-François Povigna, Schneor Dasnière-Ini, Andrea Bazzicalupo, le saxophoniste Ben Boutant, les contrebassistes Sofian El Mabrouk et Kevin Tardevet, le batteur Thomas Galliano, et surprise, Géraud Portal et Ali Jackson qui rejoignaient là leur copain Baptiste  Herbin (Ali Jackson joue dans le dernier album de Baptiste Herbin qui sera chronique dans le Jazzophone de rentrée) et le tout donna un ces moments impromptus et inoubliables comme seules les jam-sessions de fin de festival peuvent donner.

www.nicejazzfestival.fr

shapkobar.fr

Photo Pierre Marcus/Ali Jackson : Alain Fontana

Ecrit par Gilbert D'Alto

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