Nice Jazz Festival, 70ème édition.

Nice Jazz Festival, 70ème, c’est parti ! Clap d’ouverture pour cette édition du Nice Jazz Festival qui se tiendra dans les Jardins Albert 1er et au Théâtre de Verdure du 16 au 2018. 

Alors, comment la Ville de Nice a-t-elle abordé le 70ème anniversaire de ce qui a été le  premier festival de Jazz au monde ? Eh bien, nous pourrions parler de changement dans la continuité, dans le sens où est respectée l’habituelle répartition : dans les Jardins Albert 1er, que l’on appelle aussi « Scène Masséna » puisqu’elle fait face à la place du même nom, les artistes et formations populaires, susceptibles d’attirer un important public, le Théâtre de Verdure recevant quant à lui les artistes plus emblématiques de la scène purement jazz devant un parterre d’aficionados, et changementaussi, car on remarque au de la programmation qui nous a été présentée par Sébastien Vidal, directeur artistique du Festival ; en présence de Monsieur le Maire de Nice Christian Estrosi et de la directrice du Nice Jazz Festival, Frederica Randrianome-Karsenty, un recentrage certain autour du jazz et de la musique afro-américaine, ainsi qu’une forte présence des musiciens niçois, ce que nous ne pouvons qu’applaudir. Alors quid de le programmation ? Derrière l’afficheofficielle 2018, réalisée par Mauro Maugliani et représentant Louis Armstrong, icône du jazz par excellence et grande vedette de la première édition du festival en 1948, une pléiade de formations, 36 pour être précis,se produiront au cours de ces six soirées.

Kyle Eastwood, qu’on ne présente plus ouvrira les hostilités . Le fils de Clint viendra nous présenter son nouvel album.

Il précédera la révélation du nouveau jazz britannique, le saxophoniste Shabaka Hutchings et ses Sons of Kemet.

Puis ça sera le tour de La Grande Parade, hommage rendu par le festival à Simone Ginibre, disparue cette année, et à la Grande Parade du Jazz dont elle était avec George Wein la co-directrice, Pour ce faire Sébastien Vidal a fait appel au saxophoniste et arrangeur Pierre Bertrand, leader du Nice Jazz Orchestra, qui a réuni pour l’occasion la crème des jazzmen niçois autour dece projet. Seront présents entre beaucoup ,beaucoup d’autres, la famille Ceccarelli au grand complet, Fred Luzignant, Robert Persi, Fred D’Oelsnitz, Jean-Marc Jafet, Sébastien Chaumont, Marjorie Martinez, Amaury Filliard, Linus Olsson, etc, etc.. 35 musiciens en tout !

De quoi se régaler avant d’aller écouter le parrain du festival 2018, Gregory Porter et son hommage à Nat King Cole, accompagné par l’Orchestre Philharmonique de l’Opéra de Nice. Un événement ! Le lendemain, autre événement avec la présentation de deux concerts gratuits, dont l’un pour jeune public, « Monsieur Django et lady Swing », conçu par lAmazing Keystone Big Band, et pour l’autre de nouveau Pierre Bertrand pour son spectacle flamenco – jazz Caja Negra avec Louis Winsberg et Sabrina Romero.

Au fil des jours qui suivent se succéderont découvertes et talents , nouveaux venus et célébrités. Grande soirée scène Masséna le 18 avec Derobert & the half-Truths, groupe de Memphis soul à découvrir absolument, puis les fers de lance du nu-jazz avec le groupe « R+R =NOW » , qui compte dans ses rangs Robert Glasper et Christian Scott, et enfin le baladin folk-rock US Jack Johnson clôturera la soirée.

Et dans les jours suivants , abondance de biens : les chanteuses Camille Bertault, qui vient du conservatoire de Nice, et est une incroyable « scatteuse » dont la version vocale de « Giant steps » en a époustouflé plus d’un,  Deva Mahal, fille de Taj Mahal, et son blues gorgé de soul, Mélanie de Biasio, et son univers intimiste et personnel, et bien d’autres…

L’irrésistible afro-beat de Seun Kuti & Egypt 80, le bluesman Texan Gary Clark Jr, Billy Hart, légendaire batteur de Miles et de Hancock qui invite au sein de son quartet le génial saxophoniste Joshua Redman, les anglais de Massive Attack inventeurs du trip-hop, le « New Monk Trio » du pianiste Laurent de Wilde feat. André Ceccarelli et Jérôme Regard.

Le pianiste de la Nouvelle-Orléans Henry Butler, digne successeur de Fats Domino, Allen Toussaint ou Dr John, autre pianiste Baptiste Trotignon avec le saxophoniste Yosvany Terry, le rappeur français Orelsan, deux jeunes guitaristes très prometteurs : Jef Roques (vainqueur avec son quartet du Tremplin 2017) et Tom Ibarra, nouveau prodige de l’instrument, le quartet entièrement féminin de la légendaire organiste Rhoda Scott. 

Le projet très « Bitches Brew » du trompettiste Avishai Cohen.


Eric Legnini et son hommage au parrain du soul jazz Les Mc Cann, le jazz manouche, grand absent ces dernières années est de retour avec des vedettes du genre, le Trio Rosenberg

Un nouveau venu le chanteur britannique Rag’n’ Bone Man, et une surprise de taille la venue de Randy Weston (92 ans !) en compagnie du grand saxophoniste Billy Harper, deux légendes sur la même scène,

et enfin Soulwax et leur électro pop – rock, histoire quitter en dansant cette 70ème édition qui promet d’être mémorable.

 www.nicejazzfestival.fr

Ecrit par Gilbert D'Alto

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