#Questionnaire de #Socrate : Leïla Martial

Leïla Martial est née dans un terreau fertile de musiciens classiques qui l’initient très vite aux rudiments du solfège et du piano. Précoce et résolue, elle s’exile à l’âge de 10 ans au collège de Marciac. Interne, elle y apprend le jazz et plus spécialement l’improvisation, qui deviendra sa plus grande passion.

Elle monte à Paris à l’âge de 23 ans et se fait remarquer en remportant le 1er prix du soliste au Concours National de jazz à la Défense en 2009, pour la première fois décerné à une chanteuse. En 2012, elle remporte à nouveau le 1er prix du soliste au concours Crest Jazz Vocal. En 2014, elle est lauréate pour la tournée Jazz Migration avec son groupe BAA BOX.

Elle vit toujours à Paris et joue dans diverses formations, tantôt en tant que leader tantôt en tant qu’invitée/improvisatrice sur des projets existants ou des collaborations éphémères. Par ailleurs, Leïla Martial développe l’art clownesque depuis quelques années et propose des performances où elle mêle la voix et le clown (Solo(s) ou duo FURIA).

Un ingrédient indispensable au processus créatif ?

Leïla Martial : Le doute.

Le meilleur conseil qu’on vous a donné ?

Leïla Martial : « La personnalité n’est pas une maladie ». C’est Médéric Collignon qui m’a dit cela.

De quoi aimez-vous être ivre ?

Leïla Martial : De partage.

La définition d’une chanteuse de jazz ?

Leïla Martial : (Rires) C’est compliqué pour moi de répondre, car je ne me définis pas comme ça. Je préfère dire vocaliste. Pour moi, la chanteuse de jazz, c’est une fille avec une robe à paillette devant un micro, accompagnée de musiciens. Mais je ne me reconnais pas du tout dans cette image.

Si tu n’avais pas été vocaliste ?

Leïla Martial : J’aurais été danseuse ou clown. Mais c’est ce que je suis en train de travailler. Je suis déjà clown et je suis en train de me former à la danse. J’aime l’expression du vivant.

Quelle promesse vous êtes-vous faite à vous-même ?

Leïla Martial : Les promesses changent au cours d’une vie. On affine. Et puis il y en a qu’on réalise, alors on passe à une autre. (Silence) Identifier ce que je veux vraiment. Qui je veux profondément être ? Qu’est-ce que je peux profondément faire ? (Un temps) Et d’avoir le courage de m’y atteler réellement.

Un dieu, un maître ?

Leïla Martial : (Rires) Ce serait plutôt une maîtresse, une déesse… si j’en avais une !

De quoi doutez-vous ?

Leïla Martial : De tout.

La question que vous aimez poser aux autres ?

Leïla Martial : Qu’est-ce que tu veux profondément ? Mais la plupart du temps, je demande comment ça va.

Ce que vous retenez de votre éducation ?

Leïla Martial : La part belle à l’indiscipline.

Enfant, votre héros ?

Leïla Martial : Jeanne d’Arc.

La question qui vous tourmente ?

Leïla Martial : Pourquoi est-ce si difficile d’être libre ?

Pour vous l’inspiration c’est… ?

Leïla Martial : Expirer ! (rires)

Un truc pour vous endormir ?

Leïla Martial : M’allonger. C’est vachement plus facile.

La belle mort pour vous ?

Leïla Martial : Une mort avec un sentiment d’accomplissement, de sérénité et de fatigue mêlés.

Avec qui aimeriez-vous dîner ?

Leïla Martial : Avec toi ! (rires)

www.leilamartial.com

Ecrit par David Amar

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