#RIP Aretha Franklin « Queen of Soul »

Aretha Franklin qui, vient de nous quitter à l’âge de 76 ans des suites d’un cancer du pancréas restera pour l’éternité l’une des plus grandes chanteuses de l’histoire de la musique afro-américaine, et même au delà des frontières de celle-ci. En 1968Aretha Franklin fut classée en seconde position des personnalités afro-américaines les plus connues au monde, juste derrière Martin Luther King.

Fille d’un pasteur et militant  des droits civiques, (oeuvre que poursuivra Aretha Franklin) le révérend L.C. Franklin, et de Barbara, chanteuse de gospel, c’est évidemment dans le cadre de cette musique qu’elle commencera à se produire en public, tout en continuant ses études, et la pratique du piano, qu’elle maitrisera rapidement. Découverte à l’âge de 14 ans (!) par le célèbrissime producteur et « Talent scout » John Hammond (Bob Dylan, Billie Holiday, George Benson, Bruce Springsteen, Stevie Ray Vaughan) elle signe chez Columbia  et enregistre des standards de jazz et de blues, mais le succès reste d’estime.

Elle quitte Columbia pour rejoindre Atlantic en 1967, et s’associer aux réalisateurs artistiques Jerry Wexler et Arif Mardin, qui l’orientent vers un registre plus soul, ce qui aboutit aux enregistrements R&B parmi les plus influents des années 1960, y compris I Never Loved a Man (the Way I Love You), une chanson beaucoup plus émouvante et plus passionnée que la majeure partie de ses premiers titres.

A partie de là, s’enchainent les tubes « Respect »,  (une reprise dOtis Redding) « Walk on by » « I say a little prayer » (deux compositions de Burt Bacharach)  »You make feel like a natural woman » de Carole King, etc, Elle atteint un succés international et touche aussi bien le public pop que les puristes de Jazz. En 1972, elle réussit le prodige de placer son album de pur gospel « Amazing Grace  » enregistré avec la chorale de son opère dans les charts pop, Elle a plus de mal pendant le reste des années 70 à s’adapter au funk psychédélique alors en vogue , celui de Sly Stone ou des Temptations  mais fait un retour fracassant au début des années 80 grâce au film  » The Blues Brothers » dans lequel elle interprète le tube ‘‘ Think « 

Dans les années 90, elle obtient de nouveau un succès planétaire avec sa reprise de  »Jumping Jack Flash » des Rolling Stones, accompagnée par Keith Richards, fan de la première heure,  à la guitare.

Le succès ne se démentira  jamais plus, et en 2009, elle chantera pour l’investiture de son grand ami, le président Barack Obama, avec lequel elle partage une grande amitié.

Une très grande artiste qui entre désormais  au panthéon de la musique américaine.

God bless Aretha !

http://www.arethafranklin.net

Ecrit par Gilbert D'Alto

Laisser un commentaire

  • Les concerts Jazz et +

  • Le Jazzophone