Week -end pascal en jazz sur la Côte : Frédéric , Balthazar, Samuel et les autres…

C’est à la Cave Romagnan que commence, le jeudi 13 novembre un long périple musical qui nous emmena dans de nombreux endroits pour écouter des musiques tout aussi différentes.

On fêtait ce soir là les 7 ans d’existence du groupe crée par le guitariste Pascal Santucci « Five 2 One – Tribute to The Doors » avec Fred D’Oelsnitz aux claviers, Krees Moretti au chant et Eric Chabaud à la batterie pour interpréter avec ferveur et admiration la musique de Jim Morrison et ses compères. Etrange sentiment que d’entendre du rock psychédélique dans cette cave dédiée au Jazz post-bop. Mais les Doors étaient certainement l’un des groupes de rock les plus influencés par le jazz, aussi n’était-il pas surprenant de retrouver aux claviers le jazzman Fred D’Oelsnitz pour jouer les parties très jazzy de Ray Manzarek.Un spectacle formidable, dans une cave bondée, avec une re-création de la musique des Doors d’une telle exactitude que l’on se crut transporté dans la Californie des années 60, et un public exultant, car les Doors furent l’un des groupes les plus populaires de l’histoire. Bravo, gentlemen.

Le lendemain soir, nous nous rendîmes dans une maison du haut de Gattières pour y assister au concert privé  du Fred Perreard Quartet organisé par Margaret, ex-épouse du regretté François Chassagnite car le saxophoniste du quartet, Balthazar Naturel, n’est autre que le fils de Guillaume Naturel, compagnon de route de François dans l’orchestre de Gil Evans. Un très beau concert en hommage à Art Blakey et ses Jazz Messengers dont le groupe (Fredéric Pérréard, piano, Balthazar Naturel, tenor sax, Samuel F’hima, contrebasse, Arthur Allard, batterie) reprit beaucoup ; de compositions avec brio et passion. La flamme est entretenue, qu’on se le dise !

Nous retrouvions le lendemain la même équipe à la Cave Romagnan, toujours aussi alertes et diserts, et les quatre jeunes parisiens furent immédiatement adoptés par le public niçois, subjugué par la virtuosité et le feeling des musiciens, en particulier Fred Pérréard, impérial au piano, et Balthazar Naturel, évoquant les meilleurs moments d’Hank Mobley au ténor.

Nous les quittâmes ensuite pour nous rendre au Kosma Bar ou se produisait le trio de Denia Ridley (chant) composé de Marc Peillon à la contrebasse et Jef Roques à la guitare. Une première pour ce trio dont les trois membres n’avaient jamais joué ensemble auparavant. Ce fut pourtant une réussite, la suavité de la voix de Denia se mariant parfaitement avec l’attaque swinguante de Marc et les entrelacs de Jef pour un répertoire de standards du jazz vocal rappelant celui de Sarah Vaughan, Nancy Wilson et Billie Holiday,

Il était temps de traîner nos guêtres jusqu’au pub Ma Nolan’s ou se produisait le groupe The Harvest formé par notre collaborateur Claudio Citarella (basse) en compagnie de Kevin O’Hara (guitare et chant) François Calais (guitare solo) et Pascal Reva (batterie). Un groupe soudé et solidement ancré dans la tradition folk-rock-blues, réminiscence de groupes comme The Band ou Creedence Clearwater. Pure Americana et pur bonheur, certes un peu nostalgique, mais ne boudons pas notre plaisir, qui fut grand.

Nous terminâmes la soirée au Shapko Bar ou officiait le Organ Soul Trio (Mickaël Berthelemy : Orgue Hammond, Felix Joveniaux : Batterie, Kim Nguyen-Duc : Guitare) qui recevait en « special guest » la chanteuse Stecie Peck pour un répertoire de classiques d’Aretha Franklin ou Otis Redding avec par moments un clin d’oeil au soul jazz d‘Horace Silver ( « Jody Grind »). Un moment très « soulful » (plein d’âme) bien servi par la voix très « gospel » de Stecie, habituée des chorales de ce style. Amen !

Le lendemain, nous revînmes au même endroit pour y écouter encore une  dernière fois le Quartet  de  Fred Perréard. Bien nous en prit, car non seulement ils mirent toute leur âme et leur énergie dans ce dernier concert de leur tournée niçoise, mais furent rejoints pour la jam finale par le guitariste italien Andréa Bazzicalupo, le saxophoniste et contrebassiste anglais Ike Leo, et  leur compatriote parisienne la chanteuse Cynthia Abraham qui nous offrit un « Mas que nada » de toute beauté. Une fantastique conclusion à ce périple de quatre jours remplis de musique et d’émotions.

Crédits photos, de haut en bas : Lawrence Damalric, Maria Campos (Five 2 One), Philippe Déjardin, Claudio Citarella, Philou Antsirabe.

www.fredperreard.com

www.caveromagnan.free.fr

www.pepitamusiquesetcultures.net

www.kosmapiano-bar.fr

www.ma-nolans.com

www.shapkobar.fr

www.cynthiaabraham.com

Ecrit par Gilbert D'Alto

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