#Chronique : Pierre Bertrand « Colors »

Enfin ! le Pierre Bertrand nouveau est arrivé, avec ses « Colors » qui vont raviver notre ciel, gris depuis plus un an maintenant. En cette triste période, il est bon, voire nécéssaire, d’écouter une musique lumineuse qui nous fait chaud au coeur, et c’est ce qu’offre Pierre Bertrand dans ce très bel album.

Sous une pochette de Jean-Antoine Hierro (ami de Pierre Bertrand et auteur de plusieurs pochettes pour le saxophoniste), également auteur du luxueux livret intérieur accompagnant l’objet, nous trouvons un disque de toute beauté. Entouré par un quartet d’exception (Anders Bergcrantz, trompette, Pierre-Alain Goualch, claviers, Christophe Walleme, contrebasse et Laurent Robin, batterie), Pierre Bertrand atteint de nouveau une sorte de perfection avec ce disque de hard-bop mâtiné (même plus) de jazz modal. Dés le 1er morceau « Sweet dreams », la qualité de la composition et du jeu des musiciens saute aux oreilles. Et comme son titre l’indique, c’est à un voyage coloré que nous sommes conviés, un voyage qui en huit titres révèle peu à peu ses beautés. On pourrait parler de « jazz impressionniste », ou de tableaux musicaux, tout en subtilité et en luxuriance. Avec la formule idéale du quintet, dans le line-up classique (trompette, sax, piano, basse, batterie), on peut que songer à ces grands quintets qui ont illuminé le jazz, celui de Miles Davis première période en particulier, à qui Anders Bergcrantz fait parfois penser, comme les arrangements de Pierre Bertrand peuvent évoquer un de ses maîtres, Gil Evans. Le lauréat des Victoires du Jazz 2017 vient encore de nous prouver  avec cet album magistral qu’il est l’un des musiciens français de jazz parmi les plus passionnants d’aujourd’hui.

Ecrit par Gilbert D'Alto

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