Live report : Jazz sotto le Stelle, West Project Orchestra

new project v2Les envoyés spéciaux du Jazzophone et de JazzHot ont covoituré pour se rendre dans la charmante station balnéaire d’Ospedaletti et assister à la première soirée de la 13e édition du Jazz sotto le Stelle.

En fin d’après-midi, le Brama Street Band déambulait dans les rues de la petite ville, s’arrêtant de place en placette pour nous jouer quelques-uns des titres de leur répertoire, essentiellement composé de thèmes de films ou de séries, arrangés en une sauce fanfare-jazz-funk fort goûteuse.

bramastreetband

Puis vers 21h30, Umberto Germinale, photographe et organisateur présentait cette nouvelle édition placée sous le patronage du grand Chet Baker « I Remember You.. »

C’est donc le West Project Orchestra qui débutait le festival. Un big band composé essentiellement de musiciens locaux ligures. Quand on lit big band, on pense tout de suite à Ellington ou Count Basie mais non, leur musique est plus contemporaine, inspirée du Charlie Haden Liberation Music Orchestra et de Carla Bley.

Les arrangements étaient signés du pianiste Massimo Del Pra, l’orchestre dirigé par le guitariste Riccardo Anfosso. Nous avons eu le droit à de belles joutes entre trombones (2) et trompettes (3),

trombones2des chorus superbes de saxophones et même un très étonnant solo de tuba. Au bout d’une heure, le trompettiste Alberto Mandarini a rejoint la scène, en invité spécial. Il commence par un très beau standard « But Not for Me »en quartet avant de poursuivre en big band, pour conclure le concert à 23h largement passée, par le sublime « Spiritual », un gospel écrit par Josh Haden (le fils de Charlie). Avant de nous rendre à la nuit, en rappel, une sardane révolutionnaire catalane.

mandarini2

Il y avait des jeunes musiciens dans l’orchestre mais aussi des jeunes spectateurs sur les gradins de l’auditorium comunale, preuve que « il jazz è ancora vivo » et c’est tant mieux.

Ecrit par Jacques Lerognon

4 Commentaires

  1. Pingback: #LIVEREPORT #Festival Jazz sotto le Stel | Imago records & production

  2. Poulpyjazz 5 août 2016 13 h 07 min / Reply

    Le premier morceau était un meddley des chants révolutionnaires du monde entier, qui se terminait sur le magnifique  » El pueblo unido jamas sara vincido » arrangé magnifiquement aussi par Massimo dal Pra. Cette musique qui n’a pas pris une ride a été composée par Carla Bley et Charlie Haden il y a près d’un demi siècle, 48 ans plus exactement !

    Et Jacques, tu n’as pas apprécié la chanteuse ?

    Pour compléter l’histoire de ce big band très particulier, il a été formé il y a plus de trente ans, avec tous les  » anciens  » encore présents, dont beaucoup ne sont pas musiciens professionnels, il y a un dentiste, un chirurgien je crois etc … et il y a deux pères / fils, le percussionniste dont le fils est au tuba, et le 1° trompette qui son fils à côté de lui sur le banc des trompettes. C’est la 3e fois que je les vois, cette musique et ces arrangements me transportent à chaque fois !

    Très beau concert, comme toujours pour le Jazz sotto le stelle d’Ospedaletti, dans un lieu féérique !

  3. Poulpyjazz 5 août 2016 13 h 09 min / Reply

    si tu peux stp corriger le 3) en 3° ???

  4. Poulpyjazz 8 août 2016 8 h 14 min / Reply

    Les deux autres soirées de ce festival étaient superbes aussi : le lendemain du WPO, un pianiste au jeu très particulier, Mike Melillo, très connu en Italie, mais que je découvrais. Un jeu qui m’a paru très influencé par celui de Monk, sans le copier. Accompagné par un excellentissime contrebassiste, Elio Tatti, et un batteur qui savait respecter les soli du pianiste, Gianpaolo Ascolese.

    Et pour finir sur un feu d’artifice, la dernière soirée avec le Devil quartet de Paolo Fresu, avec les  » joutes  » entre la guitare de Bebo Ferra et Paolo, un régal !

    Et la cerise sur le gâteau, pour finir cette semaine italienne en beauté : Bebo m’a dit après le concert que le lendemain il allait écouter près d’Imperia, sans plus de précision sur le lieu, Andrea Pozza, un de mes pianistes préférés, avec Rosario Bonaccorso ( le directeur artistique du festival de Laiguglia ), que j’avais croisé un moment plus tôt, mais qui était tellement fatigué par le voyage pour venir de l’autre bout de l’Italie qu’il ne m’avait pas parlé de ce concert …
    Donc merci Google, le concert était dans un lieu magique, un petit paradis devant une chapelle, perdue au milieu de nulle part dans la nature avec un point de vue superbe sur la Riviera et l’arrière pays. Concert entièrement en acoustique, intimiste comme je les aime, une soixantaine d’auditeurs attentifs, sur un sommet de colline au dessus du petit village de Costarainera. Andrea présentait son nouvel album, Siciliana, avec un thème qui donne le nom à l’album, inspiré par J.S. Bach, deux autres compositions superbes et 8 reprises de différents compositeurs. Superbe musique, à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas ce pianiste, qui a joué plusieurs années dans le quartet de Rosario, avec Fabrizio Bosso et Nicola Angelucci.

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