#LIVEREPORT #2 & #3 Jazz à Juan : Rhoda Scott Ladies Quartet, Paul Anka, Roberto Fonseca, Snarky Puppy

Deux jours de grande musique à ce Jazz à Juan 2022 : Rhoda Scott Ladies Quartet, Paul Anka, Roberto Fonseca et Snarky Puppy se sont succédés sur la scène de la Pinède Gould pour notre plus grand plaisir.

Tout d’abord, Rhoda Scott et son Ladies quartet, la « Organ master » « maîtresse de l’orgue » et son Ladies Quartet, orchestre entièrement féminin, nous fit vibrer aux sons du jazz, du gospel et du blues. Ses consoeurs Sophie Alour, Géraldine Laurent, Anne Pacéo, Airelle Besson et d’autres forment une équipe des plus soudées dont le professionnalisme le dispute à la qualité, avec des belles envolées de la part des cuivres pour un répertoire des plus « roots « .

Paul Anka, ensuite . Le légendaire crooner dans un festival de jazz, et qui ne faillit pas à sa réputation. Dévidant tous ses tubes, avec un professionnalisme impeccable, et une tenue de scène irréprochable, il occupe de manière impressionnante la scène de la Pinède Gould.

Interprétant tous ses grands succès (Diana, Put your head on my shoulder, My Way dont il écrivit les paroles pour son ami Frank Sinatra, etc,), appuyé par un groupe de vétérans au timing parfait, passant de la guitare au piano, du slow aux standards de jazz, du rockabilly (avec un touchant hommage à Buddy Holly) au swing,  il ravit une Pinède comble, qui passa une soirée mémorable en compagnie du dernier des grands crooners,

Le lendemain, changement total de style avec le double concert Roberto Fonseca Trio suivi de John Legend. Une première partie époustouflante avec le trio de Roberto Fonseca. Les trois hommes (Yandi Martinez, basse et contrebasse, Rudy Herrera, batterie) forment un trio soudé comme le poing, où chaque musicien est attentif aux deux autres, où l »interplay  » est constant. Roberto Fonseca, piano et claviers, est le moins dirigiste des leaders, laissant chaque musicien s’exprimer à sa guise. Jazz, Salsa, rythmes afro-cubains, voire pointes classique ou de hip-hop, le trio produit une musique au-delà des genres et des conventions, pour un brouet extrêmement personnel et plaisant. La tête dans les étoiles et les fourmis dans les jambes, voilà ce que ressentit cet humble chroniqueur devant une musique autant terrienne que sensuelle. Triple hourra pour le Trio.

Snarky Puppy quant à eux furent égaux à leur réputation de « Champions du jazz fusion ». Les 12 musiciens, sorte de mi-big band électrique, se revoient la balle avec une déconcertante facilité, surtout pour un groupe qui comprend deux guitaristes, deux claviers et deux trompettes ! Toujours dirigés par le bassiste (électrique) Michael League, et ne paraissant pas souffrir du départ de Cory Henry, clavier de très haut niveau parti pour de nouvelles aventures, le groupe est soudé comme un poing, et laisse une grande part de son spectacle à l’improvisation. Une Hydre à douze têtes, multi talentueuse et innovante. Si le groupe trempe son jazz dans le rock, le funk, et bien d’autres choses, c’est l’improvisation qui reste le maître mot, et par là même le jazz. Je n’en veux pour preuve que les chorus de trompette, rappelant le meilleur Miles Davis. Une soirée mémorable en tous points.

Photos : Jacques Lerognon

www.jazzajuan.com

Ecrit par Gilbert D'Alto

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