#LiveReport: Jazz Up Opio – Cascino Trio

Premier soir de ce festival bien installé maintenant à Opio. C’est le Cascino Trio qui va ravir l’auditoire sous les oliviers.

Le pianiste Patrick Cascino nous l’explique au cours du concert, voilà trente ans que ce trio s’est formé, avec  Charly Tomas à la contrebasse  et Luca Scalambrino à la batterie.

Dès le premier morceau, on sent la complicité entre ces trois musiciens, leur amitié, leur goût pour les choses bien faites, et ce concert en sera une, assurément ! Ils présentent ce soir leur troisième album, Follow the river. Et ce sont des notes qui coulent du piano, un son limpide, ample et profond. Très vite rejoint par les deux autres musiciens, les trois instruments ne se lâcheront plus : ils joueront à l’unisson tous les morceaux, une unité rythmée par l’un ou l’autre des musiciens, voire les trois en un swing qui sait partir vers d’autres rivages. Et l’on reste admiratif de la cohésion qui sourd de chacune des interprétations comme dans le très beau Groovy Planet, ou bien encore Tarab de l’album précédent, From the inside out.  Des mélodies suaves et raffinées, des morceaux plus toniques où l’on peut sentir les effluves des deux bords de la Méditerranée et de l’Afrique, la plupart des compositions sont de Patrick Cascino. Après un court entracte, le trio revient en pleine forme sur scène, l’on frétille comme la girelle sous l’eau lors du très beau  Il Pescatore sull’acqua,  composé par Luca Scalambrino, l’on gambade en compagnie du chat sur le clavier du piano avec Lilou song, l’on galope avec les chevaux andalous, les images sonores envahissent la scène et la tête des spectateurs, enchantés. Les ballades deviennent balades, promenades le long de l’imaginaire du trio, toujours aussi soudé, télépathique les uns envers les autres. Alors quand l’heure de la sortie sonne, le public en redemande et aura droit à deux rappels : un solo de piano, scintillant comme du Satie

et, à nouveau, les trois compères pour un final très New Orleans. Un jazz généreux, tout à la fois inventif et empli de belles références, ce festival commence très bien !

Le 06/08/26 à l’Amphithéâtre d'Opio

Texte : Corinne Naidet

Photos : Jacques Lerognon
Ecrit par Corinne Naidet

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