#Portrait : Scott Parker Allen, 40 ans de carrière 

Né le 28 mai 1956 à Orange, New Jersey sur la côte Est des États-Unis, Scott Parker Allen présente très tôt des dispositions pour la musique. Enfant, dans le salon de sa maman devant l’électrophone familial, il mime déjà la direction d’orchestre sur « La Marche turque » de Mozart, et pose ses doigts sur n’importe quel instrument de musique dès qu’il en voit un.

Pour ses 16 ans, sa mère lui offre une guitare, qu’il ne commencera bizarrement à toucher qu’un an après. Néanmoins, il chante à l’église, et pratique le piano et l’orgue. Il apprend en autodidacte la guitare, fait rapidement des progrès et acquiert une certaine maîtrise. À 18 ans, il passe à la basse électrique afin d’effectuer un remplacement pour une soirée du Nouvel An à New York. La même année il entre l’université afin d’étudier l’art. Mais près de l’université se trouve un magasin de musique, et il y rencontre des gens comme George Benson, Roland Kirk, The Isley Briothers, qui vont tous parfaire son éducation musicale. À cette époque il écoute beaucoup Chris Squire, le bassiste du groupe anglais de rock progressif Yes. Il commence à se produire un peu partout en jouant du Yes, du jazz-fusion et du rock américain « classique ».

Il va tous les soirs faire le boeuf dans les clubs « La meilleure école de musique qui existe »  selon lui. Il y rencontre Tommy Tucker, compositeur du standard « Hi Heel sneakers » (repris par entre autres Stevie Wonder et Elvis Presley) qui l’oriente et le conseille. Il  travaille d’arrache-pied et apprend seul gammes et intervalles, et réussit son audition en tant que Music Major. Il effectue une partie de son service militaire en Alabama où il est victime du racisme à cause d’une relation féminine et est envoyé en Allemagne, où il retrouve par hasard Tommy Tucker, et fait la connaissance du guitariste Bern Meckenstock, qui l’initie à la fusion et au rock progressif « à l’européenne ». Ils commencent leur collaboration, qui dure encore aujourd’hui, et partent à Nice en 1980.

Arrivé à Nice, Scott Parker Allen joue dans les grandes soirées de la Côte d’Azur et avec Prince, Catherine Lara, George Benson, Herbie Hancock, Joe Cocker et entame entre Nice et Paris une carrière de musicien de studio, co-compose la musique du film « Jésuite Joe », et enregistre 3 albums auto-produits dont le dernier « Just Funkin’ around » est sorti en 2013, et en prépare actuellement un quatrième. Pour cet homme qui cite Stevie Wonder comme son maître absolu aussi bien pour la musique que les textes, la référence musicale ultime reste néanmoins sa mère ! 

Ecrit par Gilbert D'Alto

2 Commentaires

  1. Pingback: #LiveReport : Fred Wesley & the New JB's / East Orange Funk | Le Jazzophone

  2. Pingback: « Hot fun in the Summertime » : les Festivals d'été | Le Jazzophone

Laisser un commentaire

  • Les concerts Jazz et +

  • Le Jazzophone