#LiveReport : Peillon Jazz Festival – 4e soirée- Nina Papa 4et & Laurent Coulondre Trio

Le soleil est encore haut dans le ciel, l’ombre des platanes (centenaires nous dit-on) de la place Arnulf à Peillon est la bienvenue pour les nombreux spectateurs venus assister à cette dernière soirée du Peillon Jazz Festival 2021. Le Jazzophone, alléché par le programme est de la partie ce soir aussi.

17h30, la chanteuse Nina Papa nous emmène dans un voyage de près de deux heures, au Brésil et en première classe! Il faut dire qu’elle a un bel équipage ! Au piano, Béatrice Alunni qui compose une grande partie des thèmes du répertoire. A la batterie (et aux percussions) Cédric Le Donne, il jouera même une fort belle intro à la guitare. A la contrebasse, le jeune Clément Douziech (19 ans), il a une formidable technique et, ce sens du rythme latino qui fait merveille dans ce groupe. Le quartet a un invité spécial, le saxophoniste Baptiste Herbin. L’un des tous meilleurs altistes du jazz français. Il nous fera la surprise de jouer aussi, et fort brillamment, de la flûte. On entendra les chansons d’un futur album avec quelques temps forts, « Trois pas de côté« , une chanson en hommage au regretté Marc Peillon puis « Lilou » une mélodie composée par Marc. Beaucoup d’émotions mais la gaieté revient vite dans la musique brésilienne et le chant énergique, coloré de Nina Papa et les chorus redoutables de Baptiste Herbin font s’envoler les quelques brumes de tristesse qui nous entouraient.

Un long entracte, changement de plateau, accordage du piano et de la contrebasse, quelques balances techniques. Une visite à l’exposition des photos de Ripo (Jean- François Ferrandez) et un petit peu de l’excellente socca en direct du four communal.

C’est un maire heureux qui présente le groupe qui prend place sur la scène. Le trio du pianiste Laurent Coulondre. A ses côtés, le bassiste Jérémy Bruyère et le parrain du festival, André Ceccarelli. Ils vont jouer la majorité des titres de leur récent album, « Michel On My Mind« . Des compositions de Michel Petrucciani et deux thèmes écrit par le Coulondre en hommage (et dans l’esprit) du grand Michel. Quelques mélodies sont familières aux amateurs de jazz, « Memories of Paris« , « Colors« , d’autres moins « Little Peace in C« . Le pianiste est volubile, entre les morceaux (il nous régale d’anecdotes) ou les mains sur son clavier (aucune des 88 touches n’est oubliées). Il rivalise de virtuosité avec Jérémy Bruyère qui tient plus le rôle de soliste que de rythmicien, à la contrebasse ou à la basse électrique 6 cordes. Le temps passe vite, c’est l’heure du dernier morceau de la soirée, « Brazilian Like« , introduit par un long solo de batterie d’André Ceccarelli.
Mais nous avons droit à un rappel, avec en prime, le retour sur scène de Baptiste Herbin. Un standard,  « Take The A-Train« , pris à grande vitesse où chacun des musiciens s’en donne à cœur-joie. Chorus fulgurants, les cymbales cinglées, basse qui vrombit et un pianiste qui semble ne pas vouloir s’arrêter. Alors que les lumières se rallument, le maire et le directeur artistique annonce la tenue de la deuxième édition du Festival en 2022.

Entre le NJF (Nice Jazz Festival) et le TJF (Torino Jazz Festival), il y a désormais le PJF (Peillon Jazz Festival)

Ecrit par Jacques Lerognon

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