#LiveReport : Peillon Jazz Festival : Airelle Besson/Lionel Suarez/Rolando Luna 4tet

Une soirée bigarrée pour le premier jour du 4e Peillon Jazz Festival. Première partie intimiste avec le duo formé par Airelle Besson à la trompette et Lionel Suarez à l’accordéon. Puis la fougue cubaine du pianiste Rolando Luna en petit comité.

En intro, une petite improvisation trompette-accordéon qui enchaîne sur « Blossom », une compo encore inédite d’Airelle Besson, pour nous permettre de rejoindre leur univers.

Puis, ils jouent le fameux « Neige », magnifique composition que la trompettiste réserve souvent pour la fin du set. Suivent d’autres thèmes qu’ils affectionnent tous les deux et qu’ils partagent avec le public.

Lionel Suarez est de Rodez, il nous raconte une petite anecdote concernant Carlos Gardel, le maître du tango argentin qui serait, non pas toulousain mas aveyronnais. Peu importe car le « Silencio » qui suit est de toute beauté. Ils s’amusent à faire de fausses fins, les spectateurs commencent à applaudir et hop, l’un des deux relance la musique.

Et puisqu’ils évoquaient Toulouse, c’est une chanson de Claude Nougaro qui va conclure le set.

Le temps de préparer le nouveau plateau, certains vont se sustenter, d’autres reviennent avec un exemplaire du dernier N° d’été du Jazzophone. Puis le pianiste cubain Rolando Luna prend place derrière le très beau Fazoli demi-queue.

Il va enchaîner dans une longue intro de plus d’un quart d’heure, du Debussy avec l’une de ses propres compositions et du Sinatra. Il nous prit de l’excuser de ne pas parler français et nous donne sa version de « La Marseillaise » pour se faire pardonner dit-il avec malice. Il est rejoint par le percussionniste Yaroldy Abreu pour un duo qui nous emmène directement à Cuba. Congas et diverses percussions à mains, ça chaloupe sévère.

Et cela ne fait que commencer car le batteur Rodney Barreto et le bassiste Gaston Joya prennent place sur scène. On n’avait rien vu jusque-là, la fougue, l’énergie et l’enthousiasme du quartet enflamme littéralement la petite place de Peillon qui devient une banlieue de La Havane.

Retour au calme et au duo avec, en invitée spéciale, La chanteuse Anis Batista qui interprète en français -et heureusement- aussi en espagnol, « La Bohème » d’Aznavour puis le « C’est si bon » popularisé par Yves Montand.

On pense en avoir fini, minuit approche mais les musiciens font leur retour sur scène, ils n’ont manifestement pas envie de se coucher alors la fête continue. Lionel Suarez vient même rajouter quelques notes d’accordéon comme pour sceller l’amitié franco-cubaine.

Ecrit par Jacques Lerognon

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